Le produit bon marché se raréfie de plus en plus dans les rayons. En cause, notamment : la demande toujours plus importante et les dernières conditions météorologiques qui ont perturbé l’approvisionnement.

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Publié le 08/01/2026 06:37

Mis à jour le 08/01/2026 06:40

Temps de lecture : 2min

Face à la forte demande des clients, la filière avicole est sous tension et les rayons de vente d'œufs sont très souvent vides. (DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP)

Face à la forte demande des clients, la filière avicole est sous tension et les rayons de vente d’œufs sont très souvent vides. (DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP)

De moins en moins facile de trouver des œufs dans les commerces. Depuis plusieurs jours, des ruptures de stock sont recensées. Les distributeurs, comme Super U, Franprix ou encore Auchan, sont presque tous concernés. Ce n’est pas un fait nouveau, les rayons sont dégarnis depuis plusieurs mois, mais cette fois-ci, il s’agit d’une pénurie.

Dans sa cuisine, Malika se gratte la tête : pour un gâteau au chocolat, elle a le nécessaire mais pas pour une recette gourmande en œufs. En effet, les courses du jour ont été perturbées. « Quand je suis arrivée, le magasin était presque vide. Il n’y avait pas grand-chose, relate-t-elle. [Il manquait] surtout des œufs. Il n’y avait que quatre ou cinq boîtes de 6 qui restaient, c’est tout. D’habitude, il est plein, rien à voir. »

Après les quelques cas de grippe aviaire, comme dans le Nord, tout début janvier, ce sont des centaines de milliers d’œufs qui n’arrivent pas sur le marché. À cela s’ajoute l’arrivée de la neige qui perturbe l’approvisionnement, comme dans les Côtes-d’Armor.

« On sait qu’on est en tension sur la production. Et ensuite, cette semaine, la météo fait que les œufs sont restés bloqués dans les élevages, explique Yves-Marie Baudet, président de l’interprofession de l’œuf. Moi personnellement, lundi, j’avais 300 000 œufs qui devaient partir de mon élevage, ils ne sont pas partis, ils sont partis hier puisque dans mon département, les camions étaient interdits de rouler pendant 36 heures… »

Et le manque de marchandise ne date pas des derniers flocons, le problème est plus profond. « Depuis les six derniers mois, c’est vrai qu’on a des tensions sur le rayon œuf parce qu’on a une consommation qui se développe depuis trois ans, décrypte Yves-Marie Baudet. On a vendu 300 millions d’œufs de plus par an. On n’a jamais connu une tendance telle. »

Le vaste plan national pour plus de poules pondeuses doit améliorer la production à partir de juin prochain et surtout, dès la fin de la semaine, les rayons seront à nouveau alimentés régulièrement avec le redoux.