En avril dernier, l’événement avait fait un peu de bruit. Valérie Bonneton et toute une équipe de tournage avaient posé leurs valises sur Nancy et Pont-à-Mousson durant plusieurs semaines, après Metz en mars. Ils avaient notamment investi le campus de sciences à Vandoeuvre ainsi que la cité judiciare de Nancy.

La star de « Fais pas çi, fais pas ça » ou « Les Petits Mouchoirs » y interprétait le premier rôle d’une série dramatique de France Télévisions, engagée sur les violences conjugales.

Son personnage, Laura, pharmacienne et fondatrice d’une association d’aide aux femmes victimes de violences, assiste, impuissante, à un féminicide en pleine rue. Révoltée par l’inaction de la police, elle choisit de prendre elle-même les armes pour éviter d’autres féminicides.

Depuis le tournage, la série a pris du galon, au point de taper dans l’oeil d’HBO, la chaine télé du groupe Warner Bros, spécialiste des séries à succès comme Game of Thrones, True Detective, Les Soprano…

Une avant-première à Nancy

Les quatre épisodes de 52 minutes seront disponibles dès le 22 janvier sur la plateforme américaine avant une diffusion sur France TV le 19 février.

En septembre dernier, c’est le festival de la fiction de La Rochelle qui a mis à l’honneur « L’Affaire Laura Stern » en la récompensant du prix de la meilleure série dramatique. Elle a également obtenu deux autres prix au Festival Creatvty, celui de la meilleure série et de la meilleure actrice pour Valérie Bonneton.

Il faut dire que l’histoire, choc, invite à réfléchir dans un contexte sociétal toujours marqué par les nombreux féminicides. Qu’est-ce qui se passe quand la justice ne protège plus les femmes victimes de violences conjugales ? Voilà en substance le cœur de l’intrigue qui met en scène une femme ordinaire prête à commettre l’impensable. Pour rappel, en 2025 en France, 164 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex‑compagnon, d’après le collectif #NousToutes.

Lieu de tournage, la ville de Nancy aura droit à une avant-première. Les deux premiers épisodes seront projetés au caméo Saint-Sébastien le mardi 20 janvier à 19 h 30 avec la présence du réalisateur, Akim Isker.