l’essentiel
L’école d’économie toulousaine, Toulouse school of economics (TSE), fondée par le prix Nobel d’économie 2014 Jean Tirole, gagne de nouveau une place (15e) en économie dans le classement mondial des universités de Shanghai. Quelles retombées pour l’école ? Les réponses de Victoria Barham, directrice de TSE.
Ce n’est pas nouveau de voir la composante de l’Université Toulouse Capitole, Toulouse school of economics (TSE), se tailler la part du lion dans sa discipline du très regardé (et controversé) classement mondial des universités de Shanghai (Chine) et rendu public le 18 novembre 2025. TSE gagne une place par rapport à 2024 en se classant au 15e rang. C’est la seule école d’économie française qui a atteint ce stade dans l’un des trois classements annuels et thématiques de Shanghai (Global ranking of academic subjects), ce dernier publié en fin d’année.
C’est « plus de six points en plus depuis 2002 » pour TSE, dont l’édifice de six étages (prix d’architecture Pritzker 2020) borde la place de l’Université à Toulouse, rappelle l’Université Toulouse Capitole.
« il y a toujours un peu de mystère avec les classements… »
Concrètement, qu’apporte à l’école d’économie un tel classement au-delà des nombreuses publications scientifiques ? « Il y a toujours un peu de mystère avec les classements, explique Victoria Barham, directrice de TSE. On peut avoir une année absolument formidable en termes de publications scientifiques de haut niveau, et des nouveaux financements, etc. et quand même tomber dans les classements si d’autres institutions progressent encore plus rapidement. Et on peut avoir moins de succès que l’année précédente, et monter dans les classements si d’autres institutions chutent ».
« Rester focalisé sur l’excellence de notre travail »
Pour l’école d’économie, les retombées sont surtout financières. « Le mieux à faire est de rester focalisé sur l’excellence de notre travail, poursuit Victoria Barham. Cela se traduit par exemple par l’obtention de notre 10e bourse ERC (Conseil européen de la recherche), d’une valeur de plusieurs millions d’euros, et nous avons 29 projets ANR (Agence nationale de la recherche) en cours, ainsi qu’un programme de postdoc à l’IAST (Institute for advanced study in Toulouse) qui est devenu extrêmement convoité à l’international, attirant des candidats venant des meilleures institutions au monde ».
« Le classement de Shanghai est un plus, mais pas décisif »
La notoriété de TSE est-elle une contrainte, une forme de sélection pour les lycéens qui candidatent sur Parcoursup ? « TSE cherche à attirer des enseignants-chercheurs de premier plan, et recrute régulièrement à l’international […] avant tout attirés par la qualité de l’environnement intellectuel proposé, ainsi que les travaux de recherche de pointe des chercheurs et chercheuses. Le classement de Shanghai est un plus, mais n’est pas décisif pour ces recrutements. Par contre, il est très important pour attirer des étudiants internationaux de qualité, et dans une moindre mesure cela peut être un facteur décisif pour un lycéen qui envisage de quitter la région parisienne pour ses études. »