La Commission européenne s’est efforcée, ce mercredi 7 janvier, d’adresser d’ultimes gestes aux agriculteurs et table sur un soutien de l’Italie pour signer l’accord avec les pays latino-américains du Mercosur dans les prochains jours. L’horizon s’est dégagé grâce à la position de plus en plus favorable de l’Italie, décisive dans ce dossier.
L’un des sujets qui cristallise la colère des agriculteurs, c’est l’accord UE-Mercosur auquel la France est fermement opposée. Mais elle est un peu seule contre tous dans cette partie d’échecs européenne. La dame, c’est l’Italie. Et si l’Hexagone comptait sur son soutien, le bilan est finalement très amer.
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L’Italie sort gagnante, la France beaucoup moins
L’Italie joue le faiseur de roi dans cette dernière ligne droite. Le mois dernier, Rome avait affiché un front commun avec Paris pour reporter la signature du Mercosur. Mais cette convergence était avant tout tactique. L’objectif de Giorgia Meloni n’a jamais été de bloquer l’accord, mais de monnayer son feu vert. Et c’est précisément ce qu’il s’est passé.
La Commission européenne a lâché du lest. Bruxelles a promis de débloquer de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028, suffisant pour convaincre Giorgia Meloni, qui cherchait à rouvrir le débat sur le financement de la politique agricole commune (PAC). Elle obtient des garanties sans assumer politiquement un blocage de l’accord.
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L’Italie sort gagnante, la France beaucoup moins. Paris n’a plus de minorité de blocage et paraît isolé dans ce dossier avec la Pologne et la Hongrie. Le rapport de force a basculé et le calendrier est maintenant quasiment verrouillé. Un vote des Etats membres est attendu vendredi à la majorité qualifiée et Ursula von der Leyen devrait signer l’accord dès lundi en Amérique du Sud.