En décembre, la France avait agrégé autour d’elle plusieurs autres pays européens qui demandaient des garanties et des protections pour leurs agriculteurs, l’Europe avait alors accepté de surseoir à la signature.
La Commission européenne a accepté, depuis, de suspendre rétroactivement, à compter du 1er janvier, la taxe carbone européenne sur les engrais. Et ce, conformément aux demandes des deux pays et des agriculteurs, qui estimaient que cette taxe les désavantagerait en termes de coûts de production.

Elle a aussi débloqué des fonds anticipés pour les agriculteurs, conformément aux demandes italiennes.

Des mesures suffisantes pour Rome. En effet, Alessandro Lollobrigida, ministre italien de l’Agriculture, déclarait mercredi : « Si la Commission confirme ses engagements, l’Italie soutiendra l’accord ». On sait que l’Espagne et l’Allemagne veulent la ratification au plus vite. Elle pourrait, de ce fait, se faire dès ce vendredi comme le prévoit la présidence chypriote de l’Union européenne.

En Relation

Le traité devrait être adopté par les pays membres de l’UE et sera ratifié, lundi 12 janvier, au Paraguay par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission.

La France face à une crise agricole profonde

Si les agriculteurs de tous les pays européens ont regardé cet accord avec méfiance, et que des manifestations ont eu lieu dans presque toutes les capitales européennes, en France, les syndicats ont mené la contestation avec une seule ligne, Paris doit refuser de signer cet accord.

Le gouvernement français a demandé des aménagements, qu’il a obtenus. Il y a eu, les désormais fameuses clauses de sauvegarde ou clause miroir. Elles permettent d’interrompre les importations du Mercosur si une hausse trop importante des volumes conjuguée à une baisse des prix pour les filières concernées sont constatés. Leur mise en place n’est pas automatique, les agriculteurs estiment donc qu’elles ne protègent rien.