Enseigner, André Comte-Sponville l’a fait pendant une vingtaine d’années. Les bancs de l’école, de l’ENS aux amphithéâtres de la Sorbonne, d’élève-étudiant à maître de conférences, il ne les a jamais quittés. Pourtant, et malgré le plaisir de la transmission, le désir d’écrire, et seulement d’écrire, se fait de plus en plus puissant.
Entre les cours et les vacances passées à corriger des centaines de copies d’élèves, il parvient à écrire ce qui sera son grand succès, son Petit traité des grandes vertus. 350 000 exemplaires s’écoulent en France et à travers le monde. S’annonce une nouvelle vie pour le philosophe qui décide de quitter le métier de professeur pour celui de philosophe.
Pour autant, André Comte-Sponville ne renonce pas à la transmission : ce qu’il souhaite, c’est diffuser les concepts philosophiques au plus grand nombre, toujours convaincu que, pour être heureux ici et maintenant, seuls les grands textes des grands penseurs peuvent nous y aider.
Il applique ainsi, de publications en articles, de conférences en quelques apparitions médiatiques, à une plus grande échelle ce qu’il disait alors à ses élèves : “Si vous pensez avoir une idée que personne n’a jamais eue, il y aura tout lieu de craindre qu’il ne s’agisse d’une sottise. A l’inverse, trouver une de ses propres idées chez un bon auteur du passé est toujours rassurant”.
Générique
Une série d’entretiens proposée par Géraldine Mosna-Savoye. Réalisation : Luc-Jean Reynaud. Prise de son : Patrick Muller. Chargée de programmes : Daphné Abgrall.
Bibliographie sélective
Petit Traité des grandes vertus (Ed. PUF, 1995)