Ce jeudi 8 janvier, la liste « La Gauche Unie pour Toulouse« , conduite par François Briançon, a tenu une conférence de presse aux Minimes pour présenter deux premiers colistiers et lancer une nouvelle étape de sa campagne.
Dans un contexte qu’il qualifie lui-même de « moment fondateur », le candidat PS a officialisé l’arrivée de Carole Bélot et de Magyd Cherfi, tout en annonçant le démarrage de « La Fabrique des Quartiers », une série de rencontres locales destinées à nourrir le projet municipal.
« L’idée, c’est d’enrichir notre programme par des échanges dans tous les quartiers de Toulouse, pour aboutir d’ici la fin janvier à une restitution globale », a expliqué François Briançon. Les premières thématiques seront d’ailleurs dévoilées dès la semaine prochaine.
Deux profils, une même volonté de représenter Toulouse
La conférence de presse a été marquée par la présentation de deux colistiers aux parcours différents mais partageant, selon François Briançon, des valeurs communes. « Ce sont des profils qui ressemblent à Toulouse », a affirmé le candidat PS.
Carole Bélot, 28 ans, est ingénieure et cheffe de projet dans une start-up du secteur spatial. Toulousaine d’adoption depuis 2021, elle s’engage pour la première fois en politique, au sein de la liste, comme membre d’Archipel Citoyen.
« C’est très intimidant pour moi, je suis complètement novice », a-t-elle reconnu. Son engagement repose sur plusieurs priorités : la représentation de la jeunesse, la lutte contre les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, et la transition écologique.
« Dans mon milieu professionnel très masculin, ces inégalités sont une réalité quotidienne », a souligné l’ingénieure. Marquée par l’éco-anxiété, elle dit avoir transformé ses inquiétudes en engagement politique.
« Tout cela ne pourra se faire qu’en redonnant du pouvoir aux habitants, grâce à une participation citoyenne qui pèse réellement dans les décisions locales ». Plus connu du grand public, Magyd Cherfi franchit un cap en acceptant une position éligible sur la liste.
Fondateur du groupe Zebda et des Motivés en 2001, il avait jusqu’ici soutenu plusieurs campagnes municipales sans s’engager directement. « J’ai toujours été à la périphérie de la chose politique. Là, je me suis dit : il serait peut-être temps », a-t-il confié.
Enfant du quartier des Izards, il dit vouloir travailler sur le lien entre les quartiers populaires et le reste de la ville. « Il y a cette opposition ancienne entre les quartiers et la ville. Moi, je réfléchis depuis longtemps à la manière de créer des passerelles ».
Parmi ses combats, le vivre-ensemble et la laïcité occupent une place centrale. « La laïcité, c’est le droit d’être différent, de croire ou de ne pas croire. C’est une clé pour que chacun puisse être libre et se sentir appartenir à la même communauté ».
Interrogé sur une éventuelle union des gauches au second tour, Magyd Cherfi s’est montré lucide : « Je n’y crois pas beaucoup aujourd’hui, il y a des points de non-retour. Mais historiquement, j’ai toujours rêvé d’une gauche la plus large possible pour gagner ».
S’il revendique une proximité avec la gauche radicale, il assume son choix : « La passion de la nuance me porte vers cette gauche-là, celle de François Briançon ». Pour le candidat PS, ces engagements venus du monde culturel sont un signal fort.
Et François Briançon de conclure : « La société a besoin d’être en mouvement. C’est sain que des personnes issues de la culture rejoignent des profils plus calibrés pour exercer des responsabilités locales ».
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