Les agriculteurs en colère contre la gestion de la dermatose nodulaire et le Mercosur ont convergé sur la capitale et y sont entrés, ce jeudi 8 janvier, au grand dam du gouvernement.

Ils sont venus de partout, et même ceux de Corse ont pris le ferry pour monter sur Paris : remontés comme des pendules contre la gestion de la dermatose nodulaire et le Mercosur, les agriculteurs français se sont retrouvés à la capitale ce jeudi 8 janvier pour faire valoir leurs revendications, malgré les menaces du gouvernement et les bâtons dans les roues qu’ils ont eus tout au long de leur périple. Éloi Nespoulous, Aveyronnais et président de la Coordination rurale Occitanie, placé en garde à vue en Seine-et-Marne, en sait quelque chose.

Parmi cette ruée agricole pour faire valoir le droit et les difficultés des agriculteurs, figurent une trentaine de tracteurs venus de l’Aveyron qui ont figuré en bonne place dans cette arrivée à Paris, qui s’est déroulée sans casse aucune (Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, ne sera pas de cet avis) en dans un bon état d’esprit. Si la Coordination rurale du Lot-et-Garonne s’est affichée devant l’Arc de triomphe et celle d’Indre-et-Loire sous la Tour Eiffel, un seul tracteur s’est retrouvé devant l’Assemblée nationale, principal lieu de rendez-vous de cette montée agricole (d’autres tracteurs ont été bloqués par des barrages policiers à quelques dizaines de mètres de l’Assemblée). Et ce tracteur est aveyronnais, celui de Tomy Pradels, agriculteur qui habite dans l’agglomération ruthénoise. Il explique sur France Info comment il est parvenu à ses fins.

Les délégations de la Coordination rurale des autres départements ont ensuite convergé vers cette « tour de contrôle agricole » plantée devant le Parlement, avant qu’une délégation ne soit reçue par le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée, Stéphane Travert, et Yaël Braun-Pivet. Selon le patron de la Coordination rurale 47 José Pérez, cette rencontre « ne s’est pas très bien passée », rapporte France Info.

Mais cette course du monde agricole vers l’Assemblée nationale, même si un seul tracteur a pu en réalité arriver à bon port, est en fait la récompense et le Graal d’agriculteurs unis (même avec des opinions politiques opposées) face à des décisions gouvernementales et internationales difficilement compréhensibles, difficilement raisonnables, qui fragilisent on ne peut plus un métier vital mis en péril par une vision globale qui n’est jamais allée au cœur des choses.

Pour les histoires de cœur, voyez les agriculteurs…