La liste des pays opposés s’étend, mais il est eu probable que ce soit suffisant. La France, dont les agriculteurs manifestent jeudi, notamment contre la concurrence accrue des pays latino-américains, s’oppose depuis des mois à l’accord commercial de l’Union européenne avec le Mercosur. Mais une position définitive est toujours attendue d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu. Une abstention est également évoquée.
Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) est contesté par plusieurs pays, qui réclament notamment des garanties sur le respect des normes européennes dans les produits sud-américains. Qui sont ces pays ? On fait le point.
Pologne, Autriche, Pays-Bas
L’Irlande a annoncé jeudi qu’elle votera contre l’accord commercial de l’Union européenne avec le Mercosur lors d’un vote vendredi, a annoncé jeudi son vice-Premier ministre Simon Harris. « Bien que l’UE ait accepté un certain nombre de mesures supplémentaires, elles ne sont pas suffisantes pour satisfaire nos concitoyens. Notre position demeure donc inchangée. Nous voterons contre l’accord », a déclaré Simon Harris dans un communiqué.
Cette décision s’ajoute à l’opposition de la France. Le gouvernement polonais a également indiqué qu’il continuerait à s’opposer au traité dans sa forme actuelle. L’Autriche et les Pays-Bas ont exprimé des réserves importantes sur le texte, sans toutefois affirmer qu’ils voteraient contre.
Ces oppositions ne devraient cependant pas empêcher la Commission européenne d’obtenir le feu vert d’une majorité d’Etats membres lors de ce vote à la majorité qualifiée vendredi à Bruxelles. Si Bruxelles obtenait l’aval des États européens, une signature pourrait avoir lieu dès lundi au Paraguay.