Le dirigeant varois a expliqué à L’Équipe qu’il songe à bâtir une nouvelle enceinte, l’ancienne limitant les ressources de revenus du club.
Le Rugby Club Toulonnais à l’étroit dans son stade. Dans un entretien accordé au quotidien sportif L’Équipe, le président du RCT depuis février 2020, Bernard Lemaître, a expliqué qu’il réfléchit à la construction d’un nouveau stade pour accueillir son équipe de rugby. «Des handicaps qui nous limitent dans la création de nos revenus, déclare-t-il. En particulier tous les revenus qui peuvent se créer autour de l’exploitation d’un stade.»
Et d’ajouter : «Mayol a son âge (il date de 1920, NDLR). Il est complètement inadapté à une exploitation moderne. Elle est limitée à un match tous les quinze jours puisque l’on n’a pas le droit d’y faire autre chose que du rugby. Cela nous prive de cinq à dix millions d’euros en matière d’hospitalités. Soit exactement le chiffre qui nous manque pour équilibrer nos comptes.»
L’actuel stade Mayol étant cité en plein centre-ville, il est compliqué de l’agrandir ou de le rebâtir. «Il faut donc se diriger visiblement vers la construction d’un nouveau stade, un projet à cinq ans. C’est la solution la plus adaptée, elle est inéluctable. (…) Aujourd’hui, on est à environ 16.500-17.000 places. Il faudrait pouvoir aller jusqu’à 20.000. Ce serait parfait. On a déjà identifié des lieux. Une possibilité existe pour loger le Mayol 2, assez proche du Mayol actuel. Elle est superbe. Mais je ne veux pas vous en dire plus aujourd’hui», poursuit l’homme d’affaires de 87 ans, qui confie avoir dépensé plus de 100 millions d’euros depuis qu’il a repris le club au brin de muguet. «Il vaut mieux avoir les poches profondes pour gérer le RCT», avait-il reconnu auprès du Figaro en mai 2024.