Gilles Artigues ? « Présent. » Ce jeudi après-midi, et pour la première fois depuis plus de trois ans, l’ex-adjoint stéphanois et victime du chantage à la mairie de Saint-Étienne est apparu au conseil de Saint-Étienne Métropole. Il n’avait pas remis un pied en séance publique depuis que l’affaire a été révélée en août 2022.

Mais depuis le mercredi 17 décembre, tout a changé. L’ombre de Gaël Perdriau, condamné en première instance à cinq ans de prison, ne plane plus au-dessus du conseil métropolitain et la présidence est désormais pleinement assurée par Sylvie Fayolle.

Un duo avec Jean-Pierre Berger « dans l’intérêt général »

« Je ne suis jamais parti », assure Gilles Artigues. « Pendant ces trois années, j’ai continué à porter ma délégation, mais l’affaire était trop présente dans les débats pour que je sois là physiquement, mes médecins ne me le recommandaient pas. »

Lors de l’élection du nouvel exécutif, en décembre, Gilles Artigues n’avait toutefois pas souhaité se représenter pour retrouver son poste de vice-président au logement. Mais Sylvie Fayolle en a décidé autrement.

Elle avait proposé de nommer au poste de 19ᵉ vice-président au logement le nouveau maire de Saint-Etienne, Jean-Pierre Berger, et à ses côtés, en qualité de conseiller délégué… Gilles Artigues. « Elle l’a fait dans un souci d’apaisement », explique aujourd’hui Gilles Artigues, qui dit avoir accepté « dans l’intérêt général ».

Même si, il le concède, « des choses douloureuses se sont passés entre lui et moi, mais il ne s’agit pas de partir en vacances ensemble, je veux juste aller au bout du mandat ».

Pas de retour à la Ville

Les deux ex-premiers adjoints stéphanois n’auront toutefois pas à collaborer longtemps, puisque le mandat prendra fin en mars prochain.

À la Ville de Saint-Etienne, en revanche, on ne devrait pas revoir Gilles Artigues au prochain conseil municipal. « C’est plus compliqué là-bas et je n’ai plus de délégation », a-t-il indiqué, entre deux poignées de main chaleureuses de nombreux collègues élus métropolitains.