Hugues Dayez vous propose un nouveau rendez-vous cinéma, « Comme au ciné ». Chaque jeudi dès 20h35 sur RTBF La Trois et sur RTBF Auvio, retrouvez un film qui a marqué l’actualité du cinéma ces dernières années. Pour ce premier « Comme au ciné », Hugues Dayez vous propose de (re) découvrir le film « Adieu les cons » d’Albert Dupontel avec Virginie Efira et de replonger dans les confidences du réalisateur, recueillies en 2020 au FIFF.
Une évidence lors du casting
Pour « Adieu les cons », qu’il définit comme une « tragédie burlesque », Albert Dupontel avait organisé des essais avec quelques actrices francophones qui l’intéressaient pour le rôle. Virginie Efira faisait partie de ce groupe restreint, mais ce n’est qu’une fois face à la caméra que son potentiel s’est révélé. « C’est très difficile de voir une évidence, […] je cherche la note qui va coïncider avec l’histoire que j’ai écrite. […] Je trouve que Virginie, à la caméra, était vraiment la plus évidente », explique Albert Dupontel. L’actrice possédait selon lui toutes les qualités nécessaires au personnage : « Elle était évidente dans son émotion, dans son côté sexy, populaire, dans le bon sens du terme ». Une évidence qui n’était pas facile à deviner hors caméra confie le réalisateur.
Cette approche du casting n’est pas nouvelle chez Albert Dupontel, qui reconnaît avoir procédé de la même manière sur ses précédents films « Au revoir là-haut » et « Neuf mois ferme ». « C’est la caméra, tout d’un coup, qui dit ‘vous voyez, c’est ça’ ça s’appelle ‘être un casting director limité' », résume-t-il avec autodérision.