Prenant acte d’un «rejet politique unanime», malgré des «avancées incontestables», le président a arrêté la position que la France défendra vendredi. Sans pouvoir empêcher la signature de l’accord commercial avec les pays sud-américains.

C’est tranché. Ce vendredi à Bruxelles, la France votera contre la signature de l’accord commercial avec les pays sud-américains du Mercosur. «La France est favorable au commerce international, mais l’accord UE-Mercosur est un accord d’un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes», a indiqué Emmanuel Macron jeudi dans un communiqué.

Prenant acte d’un «rejet politique unanime», le chef de l’État a arrêté sa position et en a directement informé jeudi après-midi Ursula von der Leyen, lors d’un coup de fil. Pas de quoi empêcher la présidente de la Commission européenne d’aller parapher officiellement le traité, ce qu’elle prévoit de faire lundi au Paraguay.

Avec le ralliement de l’Italie de Giorgia Meloni, les partisans du Mercosur, qui voient en lui des facilités d’exportation, disposent en effet d’une majorité qualifiée à Bruxelles. L’alliance de circonstance entre les États opposés au traité, dont la France, la Pologne, la Hongrie ou l’Irlande, n’a pas assez de…

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