La Fédération kényane de tennis a admis ce jeudi son erreur d’avoir octroyé une wild card à une joueuse égyptienne, qui a été un fiasco.

«Cette wild card n’aurait pas dû être accordée», a admis jeudi la Fédération kényane de tennis après l’octroi litigieux d’une invitation à une jeune joueuse égyptienne, balayée 6-0, 6-0 au premier tour d’un tournoi professionnel à Nairobi.

Depuis la défaite cuisante de Hajar Abdelkader mercredi au premier tour du tournoi WTT35 de Nairobi (troisième échelon professionnel), qu’elle disputait grâce à une invitation des organisateurs, les vidéos du match ont fait le tour des réseaux sociaux. On y voit l’Égyptienne éprouver les pires difficultés à servir, se placer sur le court et retourner les balles de son adversaire.


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Si la pratique consistant à privilégier les joueurs locaux dans l’octroi des wild cards est largement répandue, y compris en Grand Chelem et sur le circuit WTA, le niveau de jeu de Hajar Abdelkader a suscité des commentaires sceptiques des internautes sur le bien-fondé de cette invitation dans un tournoi du World Tennis Tour organisé par la Fédération internationale de tennis (ITF). Mme Abdelkader a obtenu une invitation après avoir soumis une demande en bonne et due forme», a insisté la Fédération kényane dans un communiqué, expliquant qu’une place s’était libérée «en dernière minute» dans le tableau final après le retrait de la joueuse à qui cette invitation était initialement destinée.

Le premier match professionnel de sa carrière

«À ce moment-là, Mme Abdelkader était la seule autre joueuse ayant demandé une invitation», qui lui a donc été accordée «sur base des informations fournies» par l’Egyptienne et «dans l’optique de conserver un tableau final complet et équilibré tout en soutenant le développement du tennis en Afrique», a argumenté Tennis Kenya. «Rétrospectivement», la fédération «reconnaît que cette wild card n’aurait pas dû être accordée». Tennis Kenya «fera en sorte qu’une telle situation, extrêmement rare, ne se reproduise jamais», a-t-elle souligné.

Contactée par l’AFP, la Fédération internationale de tennis a souligné que la décision d’octroi des invitations pour le tournoi de Nairobi relevait de la responsabilité de Tennis Kenya.

Dans un communiqué publié sur Facebook, la Fédération égyptienne de tennis a également réfuté avoir joué le moindre rôle dans l’attribution de cette wild card à Hajar Abdelkader. Selon le profil de la joueuse sur le site de l’ITF, l’Égyptienne de 21 ans a disputé à Nairobi le tout premier match professionnel de sa carrière.