Le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille s’étaient donné rendez-vous au Koweït pour se disputer le Trophée des Champions. De quoi nous offrir un troisième Clasico dans cette saison après la victoire phocéenne (1-0) en septembre dernier et en attendant le choc le mois prochain au Parc des Princes. Vainqueurs du trophée à trois reprises, le club marseillais affrontait son rival historique, mais aussi le club le plus titré de la compétition avec 13 sacres. En termes de confrontations directes dans cette épreuve, l’OM l’avait remporté face aux Parisiens en 2010, lorsque le trophée s’était joué à Radès, en Tunisie (0-0, 5 tab 4). Dix ans plus tard, les Rouge et Bleu avaient pris leur revanche en 2020 en l’emportant 2-0 à Lens. Pour ce choc, Luis Enrique a choisi d’aligner une équipe quasiment type. S’il doit toujours se passer d’Achraf Hakimi, le coach espagnol du PSG a sorti la grosse armada en 4-3-3, à savoir neuf des titulaires de la finale de la Ligue des Champions 2025 plus Lucas Chevalier et Zaïre-Emery. De son côté, Roberto De Zerbi a opté pour un 3-4-3 avec une défense à trois Pavard-Balerdi-Medina et Amine Gouiri préféré à Pierre-Emerick Aubemeyang en pointe.
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Immédiatement, les Olympiens ont imposé leur domination dans les duels. Plus présents, les coéquipiers de Mason Greenwood se sont logiquement créé les premières actions chaudes du match, notamment sur corner. Après une première alerte signée Pierre-Emile Hojbjerg (4e), il a fallu un arrêt XXL de Lucas Chevalier pour empêcher Leonardo Balerdi d’ouvrir le score (7e). Positionné très haut, l’OM dominait, mais face à Paris, ce n’est pas toujours bien payé. Et la moindre erreur se paie cash. La preuve à la 13e minute. Sur une grossière erreur de relance de Geronimo Rulli, Vitinha a profité d’une succession de mauvaises passes pour servir Ousmane Dembélé dans l’axe. Inspiré, le Ballon d’Or 2025 a alors lobé astucieusement le portier marseillais pour ouvrir le score (1-0, 13e). Mené contre le cours du jeu, l’OM n’a pas baissé les bras. Les Olympiens ont eu les occasions pour revenir au score, notamment sur corner, une phase de jeu qui a énormément posé de problèmes aux Parisiens. Mais si les Phocéens poussaient (12 corners en 45 minutes !), Willian Pacho (18e, 27e), Kvaratskhelia (30e), Chevalier (34e) et Mendes (44e) ont à chaque fois sorti le grand jeu. Mention spéciale d’ailleurs pour Pacho, présent sur tous les ballons chauds, et pour Chevalier, décisif sur tous les tirs à bout portant.
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Le héros Chevalier
Bousculé, Paris a eu l’occasion de faire le break sur une frappe de Mendes après un festival de Kvaratskhelia sur le côté gauche, mais Rulli veillait au grain (20e). Face à un OM dominateur, mais pas en réussite, le PSG a bouclé la première période sur un rythme de sénateur, tout en maîtrise, malgré une dernière frayeur sur un missile lointain de Timothy Weah venu frôler le poteau droit parisien (40e). Au retour des vestiaires, l’OM aurait pu être rapidement réduit à dix si l’arbitre de la rencontre n’avait pas fait preuve de mansuétude vis-à-vis d’Hojbjerg (carton jaune) après un tacle par derrière du Danois sur João Neves (53e). Ce petit coup de chaud passé, les Marseillais se sont une nouvelle fois procuré les actions les plus chaudes. L’occasion pour Chevalier de briller une nouvelle fois avec un double arrêt sur une tête de Paixão et une frappe à bout portant de Benjamin Pavard (56e). Et un autre arrêt face à Gouiri alors que l’international algérien s’était joué de Marquinhos et Zaïre-Emery (58e). Chamboulé et détrôné par Matvey Safonov avant la trêve hivernale, l’ancien Lillois tient-il enfin son match référence avec le PSG ? L’avenir nous le dira. Pendant ce temps-là, Paris a eu l’opportunité de faire le break. Pas souvent en position favorable, Désiré Doué a mal négocié un contre avant de voir sa frappe lointaine frapper le poteau (62e). Quatre minutes plus tard, le même Doué a semblé hésiter sur un tir alors que Dembélé était seul au centre (66e).
Pour essayer de recoller au score, De Zerbi a alors fait entrer Pierre-Emerick Aubameyang à la place d’Amine Gouri. Quelques instants plus tard, le Gabonais a bien cru pouvoir se présenter seul face à Chevalier après une passe lumineuse de Geoffrey Kondogbia, mais Pacho veillait (69e). Juste avant, c’est Rulli qui a sorti le grand jeu dans les pieds de Mendes sur une offrande de Dembélé (69e). Et puis ce qui devait arriver arriva. À force de pousser, l’OM a fini par être récompensé. Transparent jusque-là et bien muselé par Pacho, Greenwood a profité d’une passe en profondeur et surtout d’une sortie ratée de Chevalier pour obtenir un penalty qu’il a lui-même transformé (1-1, 76e). Un coup dur pour le portier parisien qui signait un match XXL. Relancé, l’OM a retrouvé du jus pour finir la rencontre en boulet de canon face à des Parisiens qui n’ont jamais donné l’impression durant ce match de pouvoir accélérer. Et après Chevalier, c’est un autre héros francilien qui a flanché. Sur un festival de Traoré côté gauche, Pacho a dévié le centre du Marseillais dans ses propres buts (1-2, 87e). Marseille pouvait exploser. Les Phocéens pensaient alors remporter la coupe. C’était sans compter sur les ressources mentales parisiennes au bout du temps additionnel. Sur un long ballon, Bradley Barcola a signé une excellente remise de la tête pour Gonçalo Ramos qui ne s’est pas privé pour crucifier Rulli (2-2, 90e+4). La décision allait se faire aux tirs au but. Une habitude pour le PSG qui est passé par cet exercice pour remporter la Coupe intercontinentale face à Flamengo. Mais cette fois, Safonov n’était pas là. Pas un souci pour Chevalier qui a stoppé les tentatives de O’Riley et de Traoré. Deux arrêts décisifs puisque ses coéquipiers ont réussi leurs quatre tirs au but. Au bout du suspens, le PSG a remporté son 14e Trophée des Champions (2-2, 4 tab 1).
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L’homme du match : Chevalier (7,5) : comme depuis ses débuts au PSG, le gardien était attendu pour sa seconde finale (après la Supercoupe d’Europe) avec sa nouvelle équipe. Libéré de l’absence temporaire de Safonov, le gardien a parfaitement lancé sa soirée en étant brillant sur sa ligne sur le coup de casque de Balerdi à bout portant (6e). Il est à nouveau impérial sur la reprise de près d’Emerson (33e) et que dire de ce double sauvetage devant Paixao puis Pavard (56e). Dans la foulée, il est encore concentré pour sortir ce tir enroulé de Gouiri, qui avait pris le meilleur sur Marquinhos (57e). On voulait lui excuser son manque d’autorité sur les corners adverses mais on ne peut pas omettre cette sortie manquée sur Greenwood qui a provoqué un penalty (74e). Cette action gâche sa soirée jusqu’à la séance de tirs au but où il sort les deux premières tentatives d’O’Riley et Traoré, synonymes de nouveau trophée.
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PSG :
– Chevalier (7,5) : voir ci-dessus.
– Zaïre-Emery (5,5) : il avait un client en face de lui ce soir en la personne de Paixao. La vitesse du Brésilien et ses provocations balle au pied furent un problème d’ailleurs à certains moments (24e, 33e). S’il n’a pas toujours verrouillé son couloir, le fiable remplaçant d’Hakimi l’a très bien occupé par sa présence. Il a récupéré pas mal de ballons et s’est montré solide dans les duels, à l’image de celui livré au Brésilien en position de dernier défenseur (49e). C’est aussi lui qui vient contrer Paixao, permettant à Vitinha d’être passeur décisif pour Dembélé (13e). Il a eu plus de mal à finir la rencontre. Averti (63e) et remplacé par Mayulu (89e).
– Marquinhos (5) : il a laissé Pacho faire le sale boulot pour assurer en seconde lame. Le capitaine parisien n’a pas toujours été dominateur dans les airs, notamment dans sa propre surface mais, paradoxalement, il a apporté sur coups de pied arrêtés offensifs avec cette tête hors cadre (21e). Il a toujours montré beaucoup de sérieux à défaut d’être irréprochable comme lors de ce crochet de Gouiri (57e). Il est aussi battu dans son dos par Greenwood (74e). Sa récupération haute a permis à Dembélé de se procurer une grosse situation (26e). À mettre également à son actif une intervention précieuse sur Gouiri (33e) même si Emerson est parvenu à faire briller Chevalier derrière.
– Pacho (6,5) : le défenseur a encore été très précieux pour son équipe ce soir, d’autant qu’elle n’a pas toujours été dominatrice. Il a aimanté les centres adverses dans sa surface ou dans sa zone (5e, 17e, 31e), et a très bien contenu les accélérations de Greenwood (12e, 27e). Il fut encore autoritaire sur Hojbjerg (53e) et déterminant devant Aubameyang (69e). L’Équatorien a moins touché de ballon que son compère de la charnière mais son travail pour suivre son adversaire direct et sa vigilance ont été très précieux jusqu’à cette erreur où il envoie le centre de Traoré dans son propre but (87e). Il se rattrape quelques instants plus tard en sauvant in extremis devant Aubameyang, lançant le dernier contre fatal conclu par Ramos (90e+5).
– Mendes (7) : quelle énergie et quelle prestation encore, et peu importe l’endroit sur le terrain. Dans la surface, il frôle d’abord l’ouverture du score sur cette tête à côté du cadre alors qu’il s’était glissé aux avants-postes (9e). Son enchaînement crochet du droit-frappe du gauche aurait mérité meilleur sort sans ce bel arrêt de Rulli (19e). Battu une fois dans son couloir (39e), il effectue un énorme retour défensif sur Gouiri juste avant la pause (45e). Le Portugais avait pourtant de beaux clients devant lui entre Greenwood et Weah. Il s’est même essayé, sans succès, à un coup-franc lointain. Plus discret en seconde période.
– Vitinha (6,5) : sa récupération et sa passe décisive pour Dembélé ont permis au PSG de prendre les devants (13e). Il a tenté sa chance également avec cette frappe croisée repoussée par Rulli (61e). Comme souvent, il a pris le jeu à son compte mais a souffert de mettre en exécution plus rapidement. Il ne peut pas inventer les propositions de ses coéquipiers non plus et sa gestion du cuir a tout de même permis au PSG de mettre le pied sur le ballon lorsque c’était nécessaire. Car c’est bien lui qui est à la baguette sur l’égalisation de Ramos, en alertant Barcola dans la profondeur (90e+5). Du gros boulot défensif aussi pour contrecarrer des offensives adverses mais un peu léger pour défendre dans sa surface (56e).
– Neves (5,5) : encore un match plein, à défaut d’avoir été brillant ce soir, où son intelligence de jeu a comme toujours été remarquée. Le petit milieu de terrain a encore beaucoup couru, beaucoup proposé sans être toujours bien servi. Il s’est parfois intercalé au milieu de la ligne offensive et n’a pas hésité à prendre la profondeur, perturbant la défense marseillaise. Une bonne situation de frappe gâchée (58e) mais son contrôle orienté dans la surface aurait dû être mieux récompensé (65e). Son marquage est trop lâche sur la tête de Balerdi à bout portant (6e).
– Ruiz (4) : une période plus creuse pour le champion d’Europe espagnol, qui se confirme un peu en ce moment. Il a connu quelques difficultés à contenir le jeu adverse et a semblé un peu à court de carburant au fur et à mesure de la rencontre. Il est d’ailleurs pris dans son dos par Greenwood sur l’action menant au penalty et à l’égalisation de l’OM (74e). Au rayon des bonnes choses, il a joué quelques ballons longs dans le dos de la défense (1e) qui ont gêné. De bons efforts de compensation quand ses latéraux montaient. Remplacé par Ramos (89e), qui comme souvent, s’est mué en supersub en marquant le but de l’égalisation dans les dernières secondes (90e+5).
– Doué (3,5) : buteur contre le Paris FC, cette fois l’ancien Rennais a vécu un match franchement insuffisant. Il a toujours semblé un peu en dedans, en manque d’envie de sprinter, notamment sur cette course où il avait 40 mètres avant d’atteindre le but (62e). L’ailier a donné l’impression de vouloir dribbler plutôt que de jouer simple avec ses partenaires comme sur ses deux dernières tentatives. Forcément, cette inefficacité s’en est ressentie dans sa prestation générale, illustrée par cette magnifique frappe à un cheveu de la lucarne de Rulli (63e). Présent au pressing de son équipe sur l’ouverture du score (13e), il est auteur de la dernière frappe victorieuse lors de la séance des tirs au but.
– Dembélé (6) : c’est lui qui débloque la situation en profitant, opportuniste, d’une mauvaise relance initiale de Rulli, pour conclure d’un lob subtil sur le gardien argentin suite à une remise de Vitinha (13e). Une frappe en dehors du cadre (26e) et aussi un centre tout proche d’être décisif pour Nuno Mendes (9e) et c’est à peu près tout. Le Ballon d’Or a essayé de combiner avec ses coéquipiers seulement, ce fut trop souvent brouillon et inefficace, comme ce nouveau centre intelligent mais infructueux pour Mendes (69e).
– Kvaratskhelia (5) : sa première période fut très encourageante avec cette première tentative (2e). Sur certaines séquences, il a mis Pavard et Balerdi au supplice (20e, 49e) et on a noté ses gros efforts défensifs aussi, lui à qui on reproche parfois de choisir ses matchs. Malheureusement, le Géorgien s’est éteint au fil de la soirée, malgré quelques éclaircies. Il a fini par être imprécis comme sur ce centre (52e) et à être dominé physiquement par la défense adverse. Remplacé par Barcola (72e), qui n’a pas montré grand-chose jusqu’à ce dernier ballon de Vitinha par-dessus la défense où sa remise de la tête permet à Ramos d’égaliser (90e+5).
OM :
– Rulli (5) : face à un pressing constant des Parisiens, le portier argentin a dû se servir de son jeu au pied régulièrement. Sur le premier but parisien, il est tout de même responsable avec cette mauvaise relance sur Medina, aboutissant au lob de Dembélé (13e). Il arrive tout de même à éviter le pire pour son équipe quelques instants plus tard sur une frappe surpuissante de Nuno Mendes (19e). En manque de confiance, il a réalisé des arrêts assez standards jusqu’à une magnifique sortie à l’entrée de sa surface de réparation, devant les pieds de Mendes (71e). Les alertes sur son but ont continué jusqu’à l’avant-dernière minute, et il n’a pas pu empêcher l’égalisation de Ramois (90e+5).
– Pavard (4) : bien accompagné par sa ligne défensive, on peut dire que le tricolore n’a pas eu de grandes interventions à réaliser. Museler le trio Kvara-Dembele-Doué a été très délicat, mais il s’en est finalement bien sorti si la comparaison avec ses dernières prestations doivent être soulignées. Sur le second but parisien, toute la défense n’est pas au point, Pavard le premier puisqu’il est en retard sur la passe décisive de Bradley Barcola au moment du centre millimétré sur Ramos.
– Balerdi (5) : avec une tête puissante repoussée par les gants de Safonov (7e), l’arrière central argentin a fait preuve de tout son professionnalisme et de sa volonté de faire peur en première période. Malgré des pertes de concentration face aux dribbles incessants des attaquants adverses, le capitaine a essayé de contrôler sa défense brassard à la manche. Après une longue foulée du latéral gauche parisien, il a maîtrisé d’un taclé glissé le centre appuyé de son adversaire à l’heure de jeu.
– Medina (4) : auteur d’un début de match fébrile, notamment à cause de ses mauvaises prises de balles, le Sud-Américain a d’ailleurs permis l’ouverture du score de Dembélé. Ses partenaires en défense n’ont pas pu être rassurés par sa présence, même s’il fut toujours assez agressif dans ses duels avec les joueurs de la capitale.
– Emerson (5,5) : si le latéral n’a pas vraiment eu l’occasion de démontrer ses qualités balle au pied en première période, sa vivacité et son coup de reins ont apporté du rythme dans l’élan olympien. Ses coups de pieds arrêtés ont toujours été parfaitement frappés à l’image de la tête affirmée de Balerdi tôt dans la rencontre (6e). Celle-ci aurait pu le gratifier d’une passe décisive… Il reste l’homme qui a essayé d’apporter une certaine envie de bien faire sous les yeux de son technicien.
– Hojbjerg (4,5) : très présent dans l’axe du jeu, particulièrement dans les duels aériens, le Danois a su gérer sa zone préférentielle sans trembler. Il a pourtant été contraint de montrer de quel bois était-il chauffé en bousculant Joao Neves en début de seconde mi-temps, ce qui lui a valu un avertissement (53e). Plus tard dans la rencontre, aucun de ses mouvements n’a été remarqué.
– Kondogbia (4,5) : bloqué, et même aspiré par la forteresse parisienne dans l’entrejeu, l’international centrafricain n’a pas réellement existé durant les 45 premières minutes. Il a toujours eu du mal à trouver des partenaires dans les petits espaces, faute de mouvement et d’agressivité. Auteur d’un manque d’inspiration fatal, il est très clairement le joueur à avoir touché le moins de ballons.
– Weah (6) : le joueur athlétique s’est montré disponible, à la recherche de quelques failles, mais n’a jamais été sollicité par ses coéquipiers. Jusqu’à la 39e minute, où sa frappe rasant le poteau de Chevalier a fait frisonner le stade. Il est tout de même le premier joueur averti de la rencontre par l’arbitre Thomas Leonard après un vilain geste (48e). Remplacé par Amir Murillo (77e). Le Panaméen est resté très loin de son adversaire au pressing, et n’a pas pu intervenir sur le second but du PSG. Son manque de conviction a été flagrant.
– Greenwood (6) : le leader d’attaque de cette équipe olympienne a entamé son show, comme à son habitude, assez tôt dans le match (5e). Malgré sa faible apparition dans le jeu marseillais en première période, l’ancien joueur de Manchester United a provoqué, porté le ballon vers l’avant. Il a cependant réalisé un très mauvais choix en allant frapper seul au but alors qu’il pouvait servir Paixao, démarqué au second poteau quelques instants plus tard (27e). Déboussolé, presque perdu à en croire ses expressions de visage, il n’a pas apporté de créativité au jeu de Roberto De Zerbi. Or, tout a changé à un quart de la fin. Le maestro, ultime sauveur phocéen, a égalisé sur penalty avec un contrepied nettement maîtrisé face au portier français (76e). Remplacé par Matt O’Riley (90+2) , dont le seul fait d’armes a été de voir son penaty être repoussé par Chevalier lors de la séance de tirs au but.
– Paixao (6) : difficilement rentré dans son match, l’attaquant brésilien s’est vu offrir le premier but parisien avec une passe très peu maîtrisée dans l’axe du jeu. Le dribble, sa qualité première, a été rarissime au cours de la partie. Au retour des vestiaires, sur un centre de Gouiri, sa tête bien cadrée a failli se transformer en égalisation (55e). Chevalier, impérial a dit non. Peu en vue, la vedette arrivée pour 35 millions d’euros à l’OM n’a pas éblouie le public. Remplacé par Hamed Junior Traoré (67e), qui s’est signalé avec une entée pleine d’énergie. Son centre dangereux oblige Pacho à marquer son camp et à donner l’avantage à l’OM. En revanche, lors de la séance de penalty, il n’a pas été en réussite et a laissé son équipe dans la douleur.
– Gouiri (6): titulaire après sa longue blessure à l’épaule, c’est bien le buteur algérien qui a essayé de frapper au but en premier (3e). C’est également lui qui s’est retrouvé seul, mais maladroit ou plutôt malchanceux, devant le portier parisien dix minutes avant la pause (34e). Son jeu dos au but a contribué à des remontées de balles intéressantes de son équipe. Sans perdre ses appuis, il a activement proposé des solutions à ses partenaires sur les ailes. Remplacé par Pierre-Emerick Aubameyang (67e). Tout juste rentré en jeu, le remplaçant a aussitôt fait un appel intéressant, mais sans réussir à inquiéter le but parisien. Le renfort de taille a ensuite permis aux Marseillais de se mettre en confiance, puisqu’il s’est vu offrir une superbe passe en profondeur à Mason Greenwood, obtenant un pénalty marqué. Pousser, forcer le deuxième but, a ensuite payé pour l’attaquant qui a favorisé le but contre son camp de Pacho juste devant les pieds de Chevalier (87e).
Pub. le 08/01/2026 21:28
– MAJ le 09/01/2026 00:40