Créer la surprise au soir du premier tour des élections municipales à force de travail, de conviction et de propositions électorales solides : c’est la méthode « sans esbroufe » que Nathalie Perrin-Gilbert entend appliquer durant la campagne. L’élue lyonnaise longtemps au parti socialiste, entend ainsi « échapper à cette surenchère permanente de la plus grosse proposition ! ».
« Maire du 1er arrondissement pendant trois mandats, j’ai appris à être au côté des habitants pour en traduire les attentes et les besoins », affirme la candidate à la mairie de Lyon.
Au « cœur » de son programme, « la vie quotidienne », avec « des transports qui fonctionnent, la propreté, la sécurité et des services publics de qualité ». Sans oublier « le soutien à l’économie locale » ou encore « la transparence ». Le tout financé au moyen d’un budget dont l’élue présentera les grandes lignes, en guise de sérieux.
Est-ce difficile d’exister politiquement, alors que le duel Aulas/Doucet polarise toute la campagne ? « Rien n’est perdu » selon Nathalie Perrin-Gilbert, car « sur le terrain, c’est très différent ! ».
Entourée de colistiers dont la plupart est issue de la société civile, la candidate a annoncé, ce jeudi, « une liste en mairie centrale » et a minima « six listes d’arrondissement sur neuf » (outre une présence dans six circonscriptions métropolitaines).
« Je ne m’allierai pas avec des partis qui soufflent sur les braises »
Mais que fera Nathalie Perrin-Gilbert au soir du 1er tour si sa liste centrale fait moins de 10 % (l’empêchant de se maintenir au 2e tour), mais plus de 5 % (ce qui lui permettrait de fusionner avec un autre candidat) ? « Nous sommes confiants pour obtenir plus de 10 % des suffrages » répond Nathalie Perrin-Gilbert, créditée, pour l’heure, de 4 à 7 % dans les sondages.
À défaut de pouvoir se maintenir, la candidate serait alors « en capacité de dialoguer avec les forces de gauche ». Sauf que pour le PRG, qui la soutient, pas question de s’allier avec La France Insoumise. « Je ne m’allierai pas avec des partis qui soufflent sur les braises », observe l’élue, rejetant toute « alliance d’appareils ».
« Grégory Doucet n’existe pas sur la scène politique à Lyon »
On peine aussi à imaginer Nathalie Perrin-Gilbert dialoguer avec Grégory Doucet, celui-là même qui l’a débarquée de son mandat d’adjointe à la Culture alors qu’elle n’a pas démérité. « Grégory Doucet n’existe pas sur la scène politique à Lyon », raille l’élue, rappelant que le maire de Lyon a « très peu pris la parole au conseil métropolitain ». « C’est Bruno Bernard (le président de la Métropole de Lyon sortant, candidat à sa réélection, N.D.L.R.) qui représentera les Verts dans d’éventuelles discussions », souffle-t-elle.
Mais Nathalie Perrin-Gilbert l’assure : « on ira jusqu’au bout » pour ceux qui tablaient sur son éventuelle défection avant même le premier tour du 15 mars prochain, et ce, alors qu’un accord avec un autre candidat minoritaire, Georges Képenékian, n’a pas abouti.