Ce musicien de 29 ans a vendu 2 millions et demi d’albums en France. Malgré son succès fulgurant, il conserve une image publique discrète.

lire plus tard

Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo

Sans paiement. Sans abonnement.

Fermer la fenêtre d’activation des notifications France Info

créer votre compte

se connecter

:

Fermer la fenêtre de présentation

France Télévisions – Rédaction Culture

Publié le 08/01/2026 15:16

Temps de lecture : 3min

Le rappeur Ninho sur scène lors de la 40e édition du festival des Francofolies de La Rochelle, le 13 juillet 2024. (THIBAUD MORITZ / AFP)

Le rappeur Ninho sur scène lors de la 40e édition du festival des Francofolies de La Rochelle, le 13 juillet 2024. (THIBAUD MORITZ / AFP)

Le rappeur Ninho décline la sortie vendredi 9 janvier de M.I.L.S IV, quatrième volet d’une série d’opus qui a lancé sa carrière il y a une dizaine d’années, à travers une exposition visuelle et sonore à Paris. Dans le décor brut du Grand Palais Immersif, M.I.L.S Xperience plonge, de jeudi 8 à dimanche 11 janvier, dans l’univers d’un nom incontournable du rap français.

Sa première mixtape (compilation musicale) M.I.L.S, acronyme de « Maintenant ils le savent », a jeté en 2016 les bases de la carrière de cet artiste originaire de Longjumeau (Essonne), à la jeunesse chaotique. D’autres disques ont suivi en 2018 puis 2020. Son nouvel opus, M.I.L.S IV, compte 16 titres dont des duos avec Freeze Corleone et Tiakola.

Avec ses 2,5 millions d’albums vendus en France, Ninho ne veut pas seulement « représenter un quartier » mais « toute une génération », « une identité » et une « success story », confie le rappeur de 29 ans dans une vidéo projetée dans l’exposition.

L’autre « mission » de William Nzobazola, son nom à la ville, est d' »élever des enfants », considère le discret père de famille, qui a rempli deux soirs d’affilée le Stade de France en mai 2025. Des mélodies entraînantes, un flow déterminé et des textes cash sur la violence de la rue, le trafic de drogue et une quête de revanche définissent ses albums Destin (2019), Jefe (2021) et Goat, en commun avec le rappeur Niska en 2024.

« Pouvoir faire de la musique en étant ‘secure’ financièrement, il n’y a pas mieux pour être libre », souligne aussi l’artiste propulsé par Warner, désormais à la tête de son label et d’une chaîne de restaurants rapides. Au Grand Palais Immersif, les visiteurs déambulent d’ailleurs dans « Mils City », ville imaginaire à la gloire du « jefe » (chef en espagnol), l’un de ses surnoms.

Une table de mixage, un jeu d’ombres dévoilant des paroles ou encore de faux écrans de téléphone révélant des archives invitent à l’interaction. »Ninho a été à l’écoute et enclin à mélanger les arts », explique l’auteur-réalisateur Gloire, concepteur de l’exposition aux côtés notamment du créateur Youssouf Fofana (Maison Château Rouge). Elle « fait écho à beaucoup de points qui nous touchent, d’indépendance, d’émancipation », poursuit-il.

En liant leurs récents projets musicaux à un documentaire (Jul par exemple), un film (Orelsan) ou l’art comme le Musée imaginaire d’Oli (du duo Bigflo et Oli), les rappeurs démontrent qu’ils soignent leur direction artistique globale, stratégie pertinente pour se démarquer dans un genre musical plébiscité mais concurrentiel.