Siège de France Télévisions.

Le siège de France Télévisions.

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© HOUPLINE-RENARD

Recadrage. L’Arcom a rappelé à l’ordre France 2 après la diffusion d’une séquence de l’émission L’Évènement, le 11 septembre 2025, au cours de laquelle intervenait Matthieu Pigasse. Dans un communiqué publié le 5 janvier, l’instance a indiqué avoir été saisie à propos de la présentation de l’invité, jugée insuffisamment transparente. Selon elle, la présentation de l’homme d’affaires « en sa seule qualité de chef d’entreprise », alors qu’il a « déjà fait publiquement état de prises de position politiques » et qu’il est cofondateur de Mediawan, société productrice de programmes diffusés sur France Télévisions, « ne satisfaisait pas pleinement aux exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information ».

L’Arcom a donc rappelé à la chaîne « la nécessité de donner aux téléspectateurs toute précision utile à la parfaite compréhension de la qualité des intervenants à l’antenne et de la portée de leurs propos ». Elle précise également sur son site avoir informé les plaignants que France Télévisions avait instauré, dès septembre 2025, une charte visant à renforcer la transparence sur les engagements des invités apparaissant à l’antenne.

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Une série de mises en garde

De quoi vivement agacer l’invité de la séquence décriée, Matthieu Pigasse. Ce dernier a dénoncé ce jeudi sur X une intervention qu’il juge politique. « L’Arcom se soumet à l’extrême droite et sermonne France Télévisions sans raison », a-t-il écrit, évoquant une « bataille culturelle » destinée, selon lui, à « faire peur à l’audiovisuel public pour le faire taire ». Comme s’y attellerait également, accuse-t-il, la commission d’enquête au sein de laquelle œuvre le député Charles Alloncle depuis le mois d’octobre. Le milliardaire de gauche a accusé l’élu UDR de le « mettre publiquement en cause de manière diffamatoire. »

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Ce rappel à l’ordre de l’Arcom s’inscrit dans une série de mises en garde adressées ces derniers mois au groupe public. Fin novembre, l’Arcom avait déjà épinglé un numéro de « Complément d’enquête » consacré au Sénat, reprochant une « absence de mise en perspective » et la diffusion « d’allégations graves sans contradiction suffisante ». France Télévisions avait alors défendu le travail de ses équipes au nom de leur « sérieux » et de leur « rigueur ».