Par

Nicolas Zaugra

Publié le

8 janv. 2026 à 17h50

Elle « ira jusqu’au bout » : coincée entre un duel annoncé et très médiatique entre le maire sortant Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, l’ancienne adjointe à la culture Nathalie Perrin Gilbert, qui a quitté l’exécutif municipal, a confirmé ce jeudi 8 janvier qu’elle compte aller jusqu’au 1er tour. Elle a détaillé ses 10 priorités pour Lyon et taclé au passage le candidat favori des sondages, mais ne s’est pas privée de coups de griffes acerbes contre le maire de Lyon.

Aller « jusqu’au bout » et sans alliance pour l’instant avec Képénékian

« Si certains en doutaient nous irons jusqu’au bout. Je donne rendez-vous le jour du premier tour le 15 mars », a affirmé la candidate lors d’une conférence de presse où elle a annoncé de nouveaux soutiens et des membres de son équipe. Autour d’elle, une militante et avocate, un militant anti-pollution, un spécialiste de l’économie sociale et solidaire, d’anciens membres déçus du PS…

Elle assure discuter avec Georges Képénékian, candidat indépendant qui mène sa barque, mais en coulisses les deux personnalités ne semblent pas prêtes à s’entendre. Les sondages sont pourtant clairs : en duo, la barre des 10 % et de la qualification au second tour est envisageable. Seuls, c’est plus dur…

La candidate a aussi concédé des difficultés à boucler des listes dans les 6e et 2e arrondissements. « Nous avons quasiment bouclé 6 arrondissements sur 9 », dit-elle. Son mouvement présentera aussi des listes sur six des 14 circonscriptions de la Métropole pour les élections métropolitaines.

« Grégory Doucet n’existe pas sur la scène politique de Lyon »

Interrogée sur une possible alliance avec Grégory Doucet au second tour, son ancienne adjointe n’exclut rien. Mais elle a vivement attaqué son concurrent au passage.

Tout le monde sait que le dialogue ne se fera pas avec Grégory Doucet, il se fera avec Bruno Bernard. Grégory Doucet n’existe pas sur la scène politique de Lyon. C’est Bruno Bernard qui décide et sera à la manœuvre des discussions. Le maire est une tête de liste par affichage.

Nathalie Perrin-Gilbert

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Elle a aussi assuré qu’elle ne se sentait pas comptable du bilan du maire malgré son poste d’adjointe tout en disant : « Tout ce qui a été fait n’est pas mauvais, il ne s’agit pas de tout défaire ».

Sur LFI, elle n’a pas exclu une alliance large à gauche au second tour tout en assurant : « Nos différences sont assez marquées, notre ADN est différent ». Le Parti Radical de gauche (PRG) qui la soutient est plus direct : « LFI est une ligne rouge pour nous ». Si NPG se range dans une alliance avec la France insoumise, le petit parti de gauche renoncera à son soutien…

Pas contre la mesure de gratuité des cantines de Jean-Michel Aulas

Nathalie Perrin Gilbert assure aussi être favorable sur le principe à la mesure de gratuité pour tous de la cantine scolaire poussée par Jean-Michel Aulas mercredi. Mais NPG s’interroge sur sa faisabilité.

« J’aimerais que Jean-Michel Aulas nous explique sur quoi il va agir et si c’est à qualité équivalente, sur quel budget va-t-il prendre ? Je m’engage à ne pas faire des annonces que nous ne pourrons pas financer raisonnablement demain », a-t-elle taclé.

La candidate n’a pas avancé de nouvelles mesures majeures à ce stade détaillant des principes généraux si elle est élue maire : ne pas vendre au privé de grands bâtiments lyonnais, gouverner en « transparence », revoir le cadre des concertations. Elle a confirmé son intention de changer la Fête des Lumières, aménager une médiathèque à la Guillotière et transformer le musée Guimet en « exploratorium » sur la science

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