Après le revers à Glasgow, les Stadistes n’ont plus le choix et doivent faire le plein lors des deux dernières journées pour ne pas hypothéquer plus encore leurs chances.

Au moins, cela a le mérite d’être clair. Si la version actuelle de la Champions Cup oblige souvent ses participants à sortir les calculatrices et à éplucher les règlements parfois alambiqués de cette compétition, les Toulousains n’ont plus vraiment à se soucier de leur expertise en mathématique. Depuis la deuxième mi-temps cauchemardesque de Glasgow, le 13 décembre dernier quand ils avaient encaissé vingt-huit points alors qu’ils menaient 21-0 à la pause, les Toulousains savent par expérience qu’ils ont sérieusement fragilisé leur situation en vue d’une éventuelle phase finale.

C’est simple : le triple champion de France en titre n’est plus maître de son destin dans la poule 1. « Honnêtement, Glasgow a aujourd’hui les cartes en mains », avait d’ailleurs reconnu le manager Ugo Mola à l’issue de la rencontre en écosse. Et, s’il faut espérer un faux pas des Warriors (qui se déplacent samedi sur le terrain d’une équipe clermontoise n’ayant pas engrangé le moindre point en deux journées…) pour encore accrocher une première place de plus en plus hypothétique, il convient surtout de viser au minimum la deuxième position du groupe. Mais, alors que les Rouge et Noir sont actuellement à égalité au classement avec Sale et… les Saracens (sachant que les Sharks ne pointent qu’à une longueur), la moindre chute peut s’avérer fatale.

« Si on veut aller plus loin… »

Le décor est donc planté à l’heure de se présenter dans le nord de Londres, contre une formation en reconquête. Un ancien triple vainqueur de la Champions Cup, lors de la décennie précédente, qui a retrouvé quelques couleurs sur cette scène. « Ce déplacement ressemblera point pour point au genre de match qu’on a connu à Glasgow », disait aussi Mola. Il faisait référence au contexte, aux conditions de jeu, au terrain synthétique ou au profil de l’adversaire. C’est dire combien le piège est encore grand. Mais les Toulousains sont d’autant plus prévenus. Pas question de tomber dedans une deuxième fois. « Après la défaite à Glasgow, si on veut aller plus loin dans la compétition, on est obligé de gagner ce week-end, ne cache pas le revenant Peato Mauvaka. On sait que ça va être un match compliqué mais il faut qu’on ait confiance en notre rugby, qu’on mette toutes les chances de notre côté, qu’on le prépare très bien, pour espérer gagner là-bas. »

Surtout que ce groupe veut conserver une grande ambition pour le printemps et qu’il adore ce genre de défi. « Ici, les grands matchs, tout le monde a envie de les jouer », confirme Mauvaka. Celui de dimanche sera déjà presque éliminatoire. Chacun a l’habitude de dire que la Champions Cup est un sprint. Et Toulouse a bien l’intention de s’offrir une dernière ligne droite de légende…