JOHN THYS / AFP
Macron annonce que la France va voter contre l’accord entre l’UE et le Mercosur
Sans nous. Emmanuel Macron annonce ce jeudi 8 janvier que la France va voter contre l’accord très controversé entre l’UE et le Mercosur, selon une déclaration relayée par l’AFP en fin de journée puis publiée par le chef de l’État lui-même sur les réseaux sociaux. Il évoque un « rejet politique unanime » en France pour justifier sa décision.
Une nouvelle qui intervient à l’issue d’une journée de mobilisation spectaculaire des agriculteurs, à Paris notamment, et à la veille d’un vote crucial à Bruxelles sur cet accord géant de libre-échange.
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Si « la France est favorable au commerce international », « l’accord UE-Mercosur est un accord d’un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes », écrit ainsi Emmanuel Macron.
« Rejet politique unanime de l’accord »
« Si la diversification commerciale est nécessaire, le gain économique de l’accord UE-Mercosur sera limité pour la croissance française et européenne. Il ne justifie pas d’exposer des filières agricoles sensibles et essentielles à notre souveraineté alimentaire », poursuit-il.
Malgré des « avancées incontestables » dont « il faut donner acte à la Commission européenne », « le constat doit être dressé d’un rejet politique unanime de l’accord, comme l’ont clairement montré les récents débats à l’Assemblée nationale et au Sénat », assure encore le chef de l’Etat pour qui « l’étape de la signature de l’accord ne constitue pas la fin de l’histoire. Je continuerai de me battre pour la pleine mise en œuvre concrète des engagements obtenus de la Commission européenne et pour protéger nos agriculteurs. »
Cette décision s’ajoute à l’opposition de l’Irlande, de la Pologne ou de la Hongrie, mais ne devrait cependant pas empêcher la Commission européenne d’obtenir le feu vert d’une majorité d’Etats membres lors de ce vote à la majorité qualifiée vendredi à Bruxelles.
Parmi les avancées obtenues auprès de Bruxelles et mises en avant par Emmanuel Macron : « une clause de sauvegarde spécifique », sorte de « frein d’urgence » sur les importations agricoles des pays latino-américains du Mercosur en cas de déstabilisations de marché en Europe, mais aussi des « mesures de réciprocité sur les conditions de production », et des « contrôles » renforcés. « Plusieurs de ces progrès doivent encore être finalisés, la France y veillera », promet encore Emmanuel Macron.