Rien de tel qu’un peu d’imagination pour se réchauffer en cette rentrée glaciale. Se projeter quelques jours avant l’arrivée du printemps, sur le ring politique, à l’aube du deuxième tour des élections municipales à Nancy.
Rêvons un peu : nous sommes fin mars, depuis quelques semaines, toute la ville vibre au rythme d’une campagne sans précédent. Un vrai réveil de l’engagement citoyen est venu donner un coup de fouet à une campagne qui s’endormait, les candidats favoris ayant retardé chacun l’échéance de la déclaration officielle de leur candidature. Une stratégie de torpeur qui aurait pu leur être fatale et qui avait alimenté les rumeurs, les doutes.
« Un clivage gauche-droite enfin lisible »
Mais au mois de janvier tout s’était accéléré : tour à tour le maire sortant et l’ancien maire s’étaient déclaré candidats. Union de la droite et du centre, contre union de la gauche. Les extrêmes dans leur coin, presque hors course d’emblée, laissaient place à un clivage gauche-droite enfin lisible. Dix ans après l’avènement du macronisme et sa volonté de gommer les différences, le citoyen s’y retrouvait enfin. En prime, l’élection municipale 2026 offrait un combat des chefs, le même qui nous était promis en 2020. Avant que la crise du Covid ne vienne geler le débat. La campagne interrompue net à la mi-mars, les réunions publiques annulées, les échanges de terrain rendus impossibles. À Nancy comme ailleurs, la politique locale s’était retrouvée reléguée au second plan, éclipsée par l’angoisse sanitaire.
Mais le printemps 2026 est à la hauteur des promesses. Pour la troisième fois de son histoire municipale, Nancy voit s’affronter l’ancien dauphin d’André Rossinot et celui de Michel Dinet. Les deux héritiers se sont émancipés, leurs caractères se sont affirmés. Leurs militants ont retrouvé des couleurs et de l’entrain sur les réseaux. Et miracle, le ton de la campagne est respectueux, montré en exemple partout en France. Le premier tour a laissé les deux candidats au coude à coude. Tout se joue dans quelques jours… Et si c’était vrai ?