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De retour sur les terrains depuis un mois et demi, le demi de mêlée international (29 ans ; 59 sélections) va profiter du déplacement à Londres et du match face aux Saracens, dimanche 11 janvier à l’occasion de la 3e journée de Champions Cup (18h30), pour retrouver son statut de capitaine.

Après lui avoir laissé le temps de tranquillement remettre le pied à l’étrier, le staff toulousain va redonner, ce dimanche 11 janvier, le capitanat à Antoine Dupont.Une responsabilité qu’il n’a plus assumée en club depuis près d’un an, et la promenade face à Leicester à Ernest-Wallon. Un choix anecdotique pour l’intéressé, interrogé hier sur le fait de savoir si la seconde partie de la phase de poules de la Champions Cup était le bon moment.

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« Je ne sais pas, hésitait-il. Que ce soit Julien (Marchand), Jack (Willis) ou moi, je partage avec grand plaisir ce rôle. Et même si c’est écrit (il n’y a pas de brassard au rugby, NDLR), des leaders, on en a beaucoup dans l’équipe et ça ne change pas grand-chose à ma préparation ou à mon rôle dans l’équipe. C’est tombé comme ça mais en tout cas, moi je me sens bien donc ça ne me dérange pas de retrouver ce rôle-là. »

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Influence imperceptible mais indéniable

Fringuant sur les terrains, avec une dernière prestation stratosphérique contre La Rochelle pour tourner en beauté la page d’une année 2025 qui lui a causé bien des tracas, avec huit mois d’arrêt après avoir laissé à Dublin le croisé antérieur de son genou droit, « Toto » retrouve donc son rôle comme si de rien n’était.Et à l’écouter, cela ne change pas grand-chose à sa relation avec les arbitres.

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« Quand je suis demi de mêlée, de toute façon, j’ai ce rôle de leader de jeu. J’ai aussi ce contact avec les arbitres, lâche-t-il. Surtout au niveau international, ils ont l’échange plus facile qu’en championnat, donc c’est facile pour nous de pouvoir échanger. Ils sont toujours ouverts à la discussion. Donc même si je ne suis pas capitaine, j’ai toujours ces échanges-là pour essayer de répondre au mieux à leurs attentes, donc ça ne changera pas beaucoup de ce côté-là. »

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Pourtant, aussi imperceptibles soient-elles, l’influence et l’aura que l’on peut avoir quand on s’appelle Antoine Dupont et que l’on fait partie, au minimum, du top 5 mondial, ne peuvent être niées.Et le fait que le staff haut-garonnais choisisse ce moment charnière pour la suite de la campagne transcontinentale pour ressortir cet atout de sa manche ne doit sans doute rien au hasard…