Ouvreur de formation et capable de buter de loin, le centre montpelliérain Thomas Darmon a encore développé sa polyvalence depuis le début de la saison en se formant au poste d’arrière. Un atout de poids qui permet au MHR de composer des bancs à six avants…
Thomas Darmon, vous le connaissez. À 27 ans, ce Montpelliérain pure souche (il a débuté le rugby au MHR à 5 ans et n’a jamais connu un autre club) écume les pelouses du Top 14 depuis 2017 et compte aujourd’hui 135 matchs toutes compétitions confondues avec Montpellier. Le plus souvent, vous le voyez évoluer au poste de second centre. Par le passé, vous l’avez également vu évoluer à l’ouverture, son poste de formation. Mais à l’avenir, vous risquez de le voir évoluer à l’arrière. C’était déjà arrivé par le passé, notamment sous les mandats de Vern Cotter ou de Xavier Garbajosa. Mais cette polyvalence au poste d’arrière figure également sur sa feuille de route 2025-2026 déterminée par le staff en début d’exercice : « On a expliqué à Thomas que le fait de jouer à l’arrière, même si c’est un poste qu’il connaissait peu, allait lui permettre d’enchaîner les feuilles de match, confiait son manager Joan Caudullo. C’est ce qu’il a fait sur les trois derniers matchs de Top 14. Cela lui a permis de récupérer du temps de jeu, et aujourd’hui, il apprécie ce poste. Même s’il a plus d’expérience en 13, je trouve qu’il a le même niveau sur les deux positions. »
Et il faut dire que l’intéressé possède toutes les qualités pour briller à ce poste de 15 : « C’est quelqu’un qui a déjà une longueur de jeu au pied intéressante, une bonne vitesse, et que je trouve très bon sur les contre-attaques. Il a cette capacité à chercher les espaces libres. Il lui manquait peut-être un peu de précision au pied, ce qui est normal, car en 13 il en a moins besoin mais il travaille cet aspect avec notre spécialiste du secteur Jérémy Valls. Aujourd’hui, on le positionne sur ces postes-là, notamment en Coupe d’Europe, où il sera utilisé à la fois comme arrière et comme 13. »
Le trois-quarts polyvalent, la solution au 6-2
En plus d’offrir de nouvelles perspectives au joueur, cette reconversion (partielle) en offre également à son équipe : « Avec Thomas, on a pu faire des bancs en 6-2 avec lui : comme il couvre les postes de centre et d’arrière et qu’il a été formé en 10, c’est donc un « utility back » très intéressant dans notre effectif. » Et le MHR tient à ces fameux bancs à six avants : « Notre jeu le demande, on a beaucoup besoin de nos avants avec notre style de jeu qui sollicite un peu moins nos trois-quarts, explique Caudullo. Jusqu’ici, on a vraiment galéré à en faire, je crois qu’on en compte que quatre depuis le début de la saison. J’aimerais qu’on en fasse davantage, c’est pourquoi la polyvalence de Thomas est appréciée. »
Et pour ne rien gâcher, Darmon a également progressé en défense sous l’égide de son ancien coéquipier Geoffrey Doumayrou : « Je trouve qu’il progresse sur sa capacité à bien fermer, à être bien espacé, à défendre de l’extérieur vers l’intérieur. Ce sont des choses qu’il n’avait pas au départ. Ces dernières semaines, il a fait des entrées très intéressantes sur le plan défensif. » Dimanche, contre les Irlandais du Connacht, Thomas Darmon débutera au centre. Avant de glisser à l’arrière, pour remplacer Thomas Vincent qui passera à l’ouverture en cours de rencontre ? C’est très probable…