À l’écart des tournées, des studios et du tumulte parisien,
Matthieu Chedid a trouvé un autre tempo. Le musicien consacre ses
week-ends à une maison de campagne en Seine-et-Marne, une demeure
qui occupe une place particulière dans son quotidien. Il la décrit
simplement comme sa « maison familiale », « qui se trouve
au milieu des champs ». Un lieu qu’il a présenté au
Parisien Week-end comme l’endroit où il jouit de
l’essentiel : « Où je me retrouve avec mes enfants et mes amis.
C’est un havre de paix, un lieu remarquable ». Avant de
conclure, sans détour : « C’est magique ».

La maison de Matthieu Chedid, une vie au rythme de la
nature

Ce refuge rural ne doit rien au hasard. Implantée au
cœur d’un paysage ouvert
, la maison est « entourée
d’arbres magnifiques, comme un cèdre du Liban qui a été planté en
1789 », détail auquel l’artiste est très attaché et qui, selon
lui, le ramène à ses origines.
Dans le jardin
, la vie s’organise autour d’une petite
communauté animale. Le chanteur de 52 ans y entretient un
poulailler avec une douzaine de poules, mais aussi
« des moutons et une chienne… ». Une présence vivante et
quotidienne qui façonne le rythme de ses séjours loin de la
scène.

Lorsque son agenda le lui permet,
c’est dans cette maison
qu’il partage avec ses enfants des
moments qui comptent. Il a confié : « J’adore donner à manger
aux animaux avec mes enfants, et les emmener faire des petits
tours de tracteur électrique« . Ces gestes
simples ont pour lui une valeur particulière, parce qu’ils
permettent, comme il le dit lui-même, de « se connecter
à la nature
ensemble ». Le temps semble alors s’étirer
autrement, sans contrainte ni urgence, loin des obligations
professionnelles qui structurent le reste de son année.

Chez Matthieu Chedid, la maison comme territoire de
liberté

La campagne devient aussi un espace de mouvement et de
respiration.
Matthieu Chedid aime parcourir
les environs à pied ou en
courant, souvent en solitaire, dans la forêt toute proche.
« Courir me permet de méditer », explique-t-il, évoquant ces
instants où l’effort devient une forme de retrait
intérieur
. Avec ses enfants, il prolonge ces échappées en
les emmenant « à vélo dans une ferme où il y a des
chevaux », puis en longeant le Grand Morin, jusqu’à s’arrêter
sur les berges pour observer le passage lent des
canoës-kayaks
.

La maison n’est pas seulement un lieu de repos, elle est aussi
un espace de création. Le musicien y a
installé un studio de musique
, « dans lequel j’ai notamment
enregistré L’Heure miroir ». Pourtant, il veille à préserver
l’équilibre entre travail et retrait. « Mais j’essaie, le
week-end, de me déconnecter du travail pour
m’immerger dans la nature », précise-t-il, soucieux de
maintenir cette frontière qui rend ces séjours si précieux.

Dans la maison de Matthieu Chedid, le
calme comme boussole

À quelques pas de la maison, dans le jardin, un autre espace
occupe une place singulière dans son quotidien : « À la
campagne, j’ai la chance d’avoir une petite cabane dans un
chêne
, perchée à douze mètres de hauteur ». Il la
présente sans emphase : « C’est mon
refuge
« . D’une surface d’environ douze mètres carrés,
dotée d’une terrasse ouverte sur un étang, cette
cabane lui permet de s’isoler
pour écrire, lire et composer,
« en étant toujours au calme », perché comme « un hibou
dans son trou ».

Ce lieu,
entre nature et intimité
, résume peut-être le mieux ce que
représente aujourd’hui la maison familiale de
Seine-et-Marne
pour Matthieu Chedid. Un espace où
cohabitent l’homme, le père et l’artiste, sans décor ni mise en
scène, simplement rythmé par la forêt, les animaux, les enfants et
le temps retrouvé. Un territoire personnel, façonné par des gestes
quotidiens, qui offre au musicien l’équilibre
nécessaire pour continuer à avancer.