Après deux éditions au tiers-lieu l’Octroi, l’événement opère une mue symbolique. C’est dans l’ancienne école communale de la MJC des Trois Maisons que le marché a pris ses quartiers. Le choix d’un format plus compact deux week-ends avec un budget municipal couvrant l’essentiel, du chauffage au matériel, témoigne d’un équilibre recherché entre ambition artistique et responsabilité budgétaire. Pour l’association l’Art et la Manière, cette configuration permet de préserver l’ADN du marché : favoriser la rencontre et l’échange sans surcharger les organisateurs ni les 90 exposants mobilisés.

L’ADN créatif au cœur du quartier

Au plus près des habitudes des Nancéiens, ces créateurs, majoritairement issus du bassin local, dévoilent une palette de savoir-faire allant de la sculpture à l’upcycling. On y retrouve l’esprit libre et «rock’n’roll» hérité du P’tit Baz’Art, insufflé par l’association La Manière qui fait la part belle au renouveau. En filigrane, l’événement raconte une histoire de résilience : Nancy confirme son rôle de vitrine du savoir-faire, en dialogue avec les autres temps forts de la saison comme Gare à l’Art, le Salon des artistes ou les concerts à l’Opéra. Dans ce panorama, créativité et accessibilité se donnent la main.

Face aux défis financiers, la pérennité du salon repose sur une coopération étroite. Si l’entrée est restée libre, 15% des ventes ont été reversés à l’association pour sécuriser les éditions futures.