Des décennies après avoir passé 18 mois sur la route avec David Bowie, le réalisateur Cameron Crowe révèle dans ses mémoires comment le chanteur a qualifié ses anciennes déclarations. Dans son nouveau livre « The Uncool », Crowe raconte comment Bowie refusait catégoriquement de revivre cette période sombre de sa carrière.
Les souvenirs que Bowie voulait oublier
Cameron Crowe, réalisateur oscarisé pour le film Almost Famous, était alors un jeune journaliste rock. Quand il a tenté de faire revivre à Bowie ses anciennes déclarations, l’artiste s’est montré réticent. « Il ne voulait pas retourner là-bas », confie Crowe à The Independent.
Le journaliste lui rappelait ses prédictions d’époque : « Tu disais que Patti Smith et Kraftwerk seraient tout ce dont on se souviendrait de cette époque ». Mais Bowie esquivait systématiquement.
« Les divagations insensées d’un jeune homme »
Face à l’insistance de Crowe, Bowie a fini par lâcher une phrase définitive : « Cameron, c’étaient les divagations insensées d’un jeune homme drogué aux amphétamines ». Cette période correspond aux années les plus chaotiques de sa carrière, notamment durant sa période berlinoise où il luttait contre ses addictions.
L’artiste préférait alors se concentrer sur sa nouvelle vie : « Il était amoureux de sa femme, menait une belle vie à Soho », précise Crowe.
Un passé assumé mais non revendiqué
Interrogé sur la tristesse que pourrait représenter cet oubli apparent, Crowe se montre philosophe : « Je pense qu’il se souvenait de tout. Il ne voulait simplement pas s’en souvenir avec moi, mais c’est OK ». Une attitude qui reflète la volonté de Bowie de tourner la page sur ses années les plus tumultueuses.
L’héritage documentaire de Bowie
Parallèlement, la BBC prépare un documentaire sur les années berlinoises de Bowie à la fin des années 70, période cruciale où il a créé sa trilogie Low, Heroes et Lodger. Ce projet, attendu pour l’année prochaine, promet d’éclairer cette phase de renaissance artistique.