Malgré l’excellence affichée par les universités britanniques, régulièrement citées parmi les meilleures au monde, les Émirats arabes unis ont néanmoins décidé de les exclure de la liste des établissements éligibles aux bourses octroyées par l’État. La raison principale ? L’inquiétude grandissante concernant les Frères musulmans, que le Royaume-Uni a, jusqu’ici, refusé de proscrire, contrairement aux Émirats, qui, depuis 2011, répriment sévèrement le mouvement.
« Les Émirats ne veulent pas que leurs enfants soient radicalisés sur les campus », a glissé une source proche du dossier au Financial Times.
Quel est ce fameux rapport français qui épingle la Belgique au sujet de la dangerosité des Frères musulmansUn coup dur pour les deux partis
Cette décision drastique a le pouvoir de modifier considérablement la donne. En effet, malgré le refroidissement des relations entre les deux pays, le Royaume-Uni est resté une destination fortement populaire pour les étudiants des Émirats arabes unis, comme le prouvent les nombreuses bourses.
Lors de l’année académique 2024-2025, 213 étudiants des Émirats ont obtenu un visa d’études au Royaume-Uni. Si ce chiffre reste haut, il représente une baisse de 27 % par rapport à 2023-2024, et de 55 % par rapport à 2022-2023.
« Nous devons tenir les Frères musulmans à l’œil en Belgique, mais n’oublions pas des dangers bien plus importants »Une décision légitime ?
Comme le souligne le quotidien britannique, lors de l’année académique 2023-2024, sur les trois millions d’étudiants au Royaume-Uni, 70 ont fait l’objet d’un signalement, après avoir montré des signes de « radicalisation islamiste ». Un chiffre qui a doublé par rapport à 2022-2023.
Si la question du statut des Frères Musulmans au Royaume-Uni reste un dossier chaud pour le gouvernement de Keir Starmer, le Royaume-Uni pourrait être négativement impacté par cette décision, dans un contexte où de plus en plus d’universités britanniques songent à ouvrir un campus aux Émirats arabes unis.