Par

Fabien Binacchi

Publié le

9 janv. 2026 à 11h58

Les faits se sont déroulés dans la matinée, ce vendredi 9 janvier 2026. Un détenu âgé de 23 ans de la prison d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, s’en est pris violemment à trois surveillants. Deux ont été blessés, dont un gravement, a-t-on appris auprès de l’administration pénitentiaire et de la préfecture de police.

Un agent blessé sérieusement au cou

Selon les premiers éléments, l’agression s’est déroulée vers 8h lors d’un entretien dans un bureau. Le prisonnier s’est attaqué à deux agents avant qu’un troisième puisse intervenir et réussir à le maîtriser.

Un des surveillants a été plus sérieusement touché, au niveau du cou, a-t-on encore précisé du côté de l’administration pénitentiaire et de la préfecture de police.

« Le détenu a saisi une paire de ciseaux sur le bureau et a agressé un surveillant », a également indiqué une source syndicale. Selon plusieurs sources, ce prisonnier de nationalité française est incarcéré depuis avril 2024 et avait été transféré à Aix-Luynes en avril 2025, après des faits de violences dans d’autres établissements.

« Leurs jours ne sont pas en danger »

Les blessés « ont été immédiatement pris en charge par les secours et leurs vies ne sont pas en danger », a rassuré le ministre de la Justice Gérald Darmanin, sur X.

Mes pensées vont aux agents, à leurs collègues et à leurs familles. Mon soutien est total et inconditionnel aux agents pénitentiaires qui exercent une mission dangereuse avec beaucoup de courage et d’humanité.

Gérald Darmanin
Garde des Sceaux

Le préfet des Bouches-du-Rhône s’est rendu sur place. Jacques Witkowski « condamne avec la plus grande fermeté cette agression violente et réaffirme tout son soutien à l’ensemble des fonctionnaires pénitentiaires engagés avec force et courage dans leur difficile et nécessaire mission », ont fait savoir les services de l’État, également sur X.

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Une suroccupation de 150%

La situation est particulièrement critique dans les maisons d’arrêt, courtes peines ou personnes en attente de jugement, comme celle d’Aix-Luynes où se sont multipliés ces dernières années les incidents, dont des violences entre détenus.

Luynes, une des plus importantes prisons de France, est confrontée à un taux de suroccupation moyen de 150% avec 2000 détenus hébergés sur 1200 places, avaient alerté les autorités judiciaires locales en 2024. Cette surpopulation est due en partie au narcobanditisme marseillais avec une grande partie des détenus qui y sont envoyés par le tribunal correctionnel de la deuxième ville de France.

Avec AFP

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