« L’étincelle est venue il y a deux mois, quand les députés LR n’ont pas voté la censure ». Depuis, l’idée de changement de famille politique a fait du chemin dans la tête de Valérie Rialland, adhérente Les Républicains. « Même si [elle] aime Bruno Retailleau », elle a donc franchi le pas ces derniers jours en rejoignant l’UDR. Ce qui ravit Julien Argento, délégué départemental 83 du parti d’Éric Ciotti, également suppléant de la députée RN Laure Lavalette, candidat à La Valette et lui aussi issu des LR, où il dirigeait la section jeune : « Je salue son engagement, c’est une femme de dossiers et de convictions ».
Pour sa campagne municipale au Pradet, Valérie Rialland, où elle siège depuis 2022 dans l’opposition, pensait partir sans étiquette. « Mais beaucoup de gens me la demandaient, raconte-t-elle. Et quand je leur répondais que j’étais de droite, ils voulaient savoir de quelle droite. L’UDR était une évidence pour rassembler. Sur ma liste, j’ai des UDR, des RN, des LR, des Identités Libertés, des non étiquetés. »
« Je suis toujours dans la majorité départementale »
Si elle s’affiche UDR aujourd’hui, cette professeure de biochimie n’a pas pour autant déchiré la carte de son ancien parti, dont elle a également le soutien. Comme celui de Nouvelle énergie de David Lisnard, maire de Cannes. Et celui du Rassemblement national, avec qui l’UDR s’est allié ? « Non, je ne collectionne pas les étiquettes, même si je travaille très bien avec eux », affirme-t-elle.
Et quid de sa position au conseil départemental ? Rejoindra-t-elle l’opposition, qui compte deux élus RN ? Pas vraiment. « Je suis toujours dans la majorité départementale de Jean-Louis Masson, qui est au courant de ma position », assure-t-elle. Contacté, celui-ci n’a pas répondu à nos sollicitations. « Où est le problème ?, renchérit Valérie Rialland. Dans les Alpes-Maritimes (où Charles Ange Ginésy est proche d’Éric Ciotti, Ndlr), c’est la même chose et ils s’en accommodent très bien. »