Si le nombre de points de deal a quasiment été divisé par deux en quelques années à Marseille, le trafic de drogue a connu, en parallèle, une évolution accélérée par le confinement : comme dans le commerce légal, la tendance est désormais à la vente à distance et à la livraison à domicile, par le biais des réseaux sociaux et des messageries chiffrées.

Ces « narcolivraisons », plus communément appelées « Ubershit » pullulent, poussant aussi les services de police à s’adapter. Et s’ils sont plus discrets qu’aux pieds des immeubles des cités marseillais, ces nouveaux dealers ne sont pas pour autant devenus invisibles.

Plus de trois kilos et demi de stupéfiants et une arme saisis

Ainsi, le 3 janvier, c’est aux abords de la cité de La Martine, dans le 15e arrondissement de Marseille, qu’une équipe de la Brigade spécialisée de terrain (BST 14) repère deux hommes en pleine tournée de livraison de stupéfiants à bord d’une voiture.

L’un d’eux tente de se débarrasser d’un cas contenant près d’une centaine de grammes de cocaïne, tandis que plus d’un millier d’euros se cachent dans un étui à lunettes. Mais les agents ont aussi localisé leur source : un appartement nourrice également dans le secteur,…