Les différents régulateurs autour du monde se penchent actuellement sur l’utilisation de la bande haute dans les 6 GHz et chaque camp tente de récupérer cette partie du spectre pour lui.

Un partage de la bande qui serait moins efficace

Le Royaume-Uni pour sa part pourrait partager cette bande si l’on en croit l’Ofcom, l’Arcep britannique. Le régulateur prévoirait que cette bande puisse être utilisée pour du Wifi à haute performance dans les lieux où la densité de population peut être très élevée comme les stades, les gares, les aéroports, les hôpitaux, les universités…

Pour éviter les interférences avec les autres utilisateurs de la bande 6 GHz et notamment pour le mobile, le gendarme des télécoms britannique envisagerait la mise en place d’une base de données de coordination automatique des fréquences qui serait utilisée par les équipements afin de communiquer entre eux.

Cela irait donc à contre-courant de l’Union Européenne qui prévoyait plutôt que la bande supérieure soit utilisée en priorité pour le mobile. En France, l’Arcep a d’ailleurs conclu que cela serait bénéfique pour l’empreinte carbone des opérateurs.

Mais cela ne sera pas avant plusieurs années pour le mobile tandis que l’utilisation pour le Wifi pourrait se faire presque instantanément. Il n’y aura pas besoin de faire des enchères, de donner des licences et les constructeurs sont déjà prêts de leur côté puisque ce spectre est déjà utilisé ailleurs dans le monde pour le Wifi.

De plus, si un stade, une université, un aéroport veut s’équiper en Wifi 6 GHz, il peut le faire sans demande préalable contrairement au mobile qui nécessitera en plus de la paperasse pour chaque antenne avec moult demandes à formuler avant de pouvoir déployer.

A noter qu’en cas de partage, la capacité serait bien moindre dans les deux cas de figure. Il ne sera ainsi pas possible de l’utiliser pleinement pour la 6G par exemple.

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Publié le 9 janvier 20269 janvier 2026 par Geoffrey Thomassin