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Rédaction Métropolitain

Publié le

9 janv. 2026 à 17h05

Ce dimanche 4 janvier, une agression a eu lieu dans la structure d’accompagnement vers la sortie (SAS), quartier Euromédecine à Montpellier. Ce jour-là, un détenu alerte les surveillants : il affirme avoir été étranglé sur la coursive par un autre détenu, identifié comme P, et explique ne plus avoir pu respirer. Les faits apparaissent d’une extrême gravité. Face à la situation, l’administration estime le profil du détenu P. incompatible avec le régime SAS. La décision tombe : le détenu doit rejoindre un régime fermé. 

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Menaces de mort et arme improvisée

Au moment de la réintégration en cellule, la situation dégénère. Le détenu refuse d’obéir, sort un stylo et l’utilise comme une arme par destination. Il profère des menaces de mort contre les personnels. Il annonce vouloir « planter un œil ou une gorge ». Les injonctions se succèdent. Une tentative de désescalade échoue : son comportement reste violent et imprévisible. Les agents évacuent l’unité et interviennent ensuite pour maîtriser le détenu et le désarmer.  Malgré un lourd passif disciplinaire, une agression grave et des menaces caractérisées, le détenu est finalement affecté en détention ordinaire à Villeneuve-lès-Maguelone. Le compte rendu d’incident reste en attente de traitement, une décision qui suscite l’incompréhension. 

FO Justice du centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone dénonce une gestion jugée incohérente. Le syndicat alerte sur le maintien de détenus violents en régime ouvert et pointe l’absence de réponses disciplinaires fermes. « Les alertes ignorées mettant en danger permanent les personnels. » FO Justice salue l’action des surveillants et leur « professionnalisme exemplaire ». Le syndicat rappelle une priorité : la sécurité, la protection et le respect des personnels doivent primer.

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