Le plan blanc, dispositif réglementaire permettant de mobiliser l’ensemble des ressources hospitalières, a été activé mercredi 7 janvier au CHU de Grenoble. Une décision prise en coordination avec l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes et les acteurs territoriaux de santé pour répondre à une augmentation drastique des passages aux urgences et des hospitalisations.
Plusieurs facteurs expliquent cette tension. Tout d’abord, une « épidémie hivernale » vraisemblablement liée à la présence combinée de la grippe et du Covid. A cela s’ajoute une accidentologie en forte hausse, notamment en traumatologie, avec 30 à 40 % de prises en charge de plus qu’en janvier 2025, du fait des conditions d’enneigement défavorables et d’une forte fréquentation des stations de ski. Enfin, le mouvement de revendication porté par des syndicats de médecins libéraux et d’internes aggrave la situation.
Pour adapter l’offre de soins à cette situation, le CHU a mis en place plusieurs actions : évaluation continue des capacités hospitalières, mobilisation de lits supplémentaires et déprogrammation temporaire d’interventions non urgentes – les patients concernés par ces reports sont contactés individuellement. Le tout en préservant les urgences vitales, les activités de cancérologie et les soins critiques.
Le CHU Grenoble Alpes active son plan blanc. DR
La population est également invitée à privilégier l’appel au 15 pour une orientation adaptée. Le Service d’accès aux soins (SAS), mis en place en 2021, permet notamment de rediriger les patients vers des médecins généralistes ou des maisons médicales de garde. De quoi éviter des passages inutiles aux urgences.
Les établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT) sont par ailleurs mobilisés pour déprogrammer certaines activités et libérer des lits, afin de fluidifier la prise en charge en aval des urgences. La situation est réévaluée quotidiennement en lien avec l’ARS, avec pour objectif de lever le plan blanc dès que possible.
