Quasiment inconnu à son arrivée en Alsace, comme son prédécesseur Liam Rosenior, Gary O’Neil se sait attendu au tournant pour son premier match à la tête du Racing Club de Strasbourg. Un rendez-vous piégeux à Avranches en Coupe de France, mais qu’il aborde avec envie et enthousiasme.

Une adaptation express. Gary O’Neil n’a eu que 48 heures pour découvrir l’effectif strasbourgeois et le rassurer autant que possible. « J’ai été joueur, je sais ce que ça représente un changement de coach, détaille l’ancien consultant de la BBC. Il y a toujours un peu d’incertitude. Mais je n’ai pas senti les joueurs traumatisés. J’adore déjà ce groupe, j’aime leur enthousiasme. Je leur ai dit qu’ils étaient tous importants, tout le monde doit être concerné. Ce qui est important, c’est d’avoir une qualité d’entraînement élevée chaque jour et qu’on s’aide à progresser. Je veux les aider à devenir plus forts, à redresser la barre mentalement, car les cinq derniers résultats en Ligue 1 n’ont pas été ceux escomptés ».

Pas de PSG ou d’OM au menu d’entrée, ça sera pour bientôt. Mais un déplacement qui a tout d’un traquenard ce samedi (coup d’envoi à 18h) en 16èmes de finale de la Coupe de France au stade René-Fenouillère à AvranchesL’équipe de National 2 a éliminé le Stade Brestois, une autre formation de Ligue 1 au tour précédent.

« Ma première attente et la plus importante, c’est de gagner à Avranches, sourit Gary O’Neil. La Coupe de France, c’est une compétition qui est très importante. On sait que ce sera une rencontre difficile. Sur le papier, ça peut paraître facile entre guillemets, mais c’est un match qui sera piégeux. Dans un contexte particulier, avec un stade qui sera difficile pour nous, avec des conditions météo qui pourraient aussi être difficiles. J’ai préparé les joueurs pour qu’ils approchent cette rencontre de la meilleure des manières possible. J’ai envie qu’on domine le match et qu’on fasse le job, tout en respectant beaucoup Avranches. »

Pas de révolution à attendre pour cette première

Lors de ses deux premières conférences de presse, le nouvel entraîneur du Racing a indiqué qu’il comptait modifier progressivement le style de jeu du Racing. Mais il n’y aura pas de grande révolution à attendre dès ce premier match dans la Manche.

« J’ai parlé à Liam Rosenior à plusieurs reprises récemment, avoue Gary O’Neil. Il m’a dit qu’il était disponible pour répondre à nos questions et qu’il était prêt à nous aider. Mais je pense aussi qu’il est important d’avoir mon propre point de vue et de me faire ma propre opinion sur le groupe, de tirer mes propres conclusions. Je connais bien Liam. On a joué ensemble avec l’équipe d’Angleterre des moins de 21 ans, et on s’est croisé dans la sphère médiatique en Angleterre. Je sais que le club est important pour lui, donc je sais qu’il le soutiendra toujours. Mais ces deux derniers jours, je voulais avoir mes propres idées, avec un esprit clair. Ce joueur est-il bien à sa place ? Peut-on le déplacer sur le terrain ? Ce jeune qui n’a pas beaucoup joué, est-il prêt ? Je voulais tirer mes propres conclusions et repartir de zéro. On verra comment ils se débrouillent samedi et ensuite je pourrai réévaluer la situation ».

Souvenez-vous en 2017…

Après ce début d’année on ne peut plus agité en coulisses, le Racing de Gary O’Neil espère éviter un dérapage d’entrée et une élimination en Coupe de France. Il y a neuf ans, le 1er mars 2017, la bande à Thierry Laurey, alors en L2, avait été boutée hors de la compétition par l’US Avranches, coachée par Damien Ott, aux tirs au but.

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