Jordan Rudess, claviériste de Dream Theater, a récemment expliqué pourquoi le groupe a toujours su éviter les dérives souvent associées au monde du rock. Selon lui, c’est la complexité de leur musique et une conscience partagée des limites à ne pas franchir qui ont permis de maintenir cet équilibre.
Une rigueur imposée par la musique
Dans un entretien accordé à The Break Down With Nath & Johnny, Jordan Rudess est revenu sur l’absence d’excès nuisibles au sein de Dream Theater. À ses yeux, le style du groupe impose une certaine discipline : “Pour jouer la musique de Dream Theater, tu ne peux pas être complètement à l’ouest, c’est juste pas possible.”
Il évoque une expérience partagée avec John Petrucci lors d’un concert : “On a essayé une fois, à l’entracte. Mais à la fin du show, on s’est dit : ‘Non, ça marche pas. On n’était pas bien, pas concentrés’.” Une tentative rapidement abandonnée, au profit d’une sobriété assumée pendant les performances.
Des parcours personnels parfois tourmentés
Si le groupe est resté globalement stable, certains membres ont connu des périodes plus difficiles. Mike Portnoy, revenu en 2023, a longtemps lutté contre l’alcool. Dans une interview accordée à The Fix en 2017, il confiait avoir arrêté en 2000, après avoir atteint un point de non-retour : “Je passais mes journées à penser au fait de boire. C’était devenu obsessionnel.”
Sobre depuis plus de vingt ans, il exprimait alors sa gratitude : “Je suis reconnaissant d’avoir pu m’en sortir et d’être encore là aujourd’hui pour ma famille, mes amis et nos fans.” Il cite souvent les destins tragiques de John Bonham et Keith Moon comme des avertissements.
Dream Theater est actuellement en tournée avec An Evening With Dream Theater, qui met à l’honneur l’album Parasomnia et marque le retour de Portnoy à la batterie. Le groupe se produira en Amérique latine au printemps 2026, avant une pause estivale et de nouveaux projets d’ici la fin de l’année.