CES 2026

La Sphère vue du Strip.

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Las Vegas, janvier 2026. Entre les néons du Strip et la climatisation du Convention Center, nous avons arpenté des kilomètres d’allées pour dénicher ce que le futur nous réserve vraiment. Cette année, le CES a tenu ses promesses, non pas avec des gadgets inutiles (même si nous en avons croisés), mais de vraies ruptures technologiques qui viennent bousculer nos habitudes.

De l’ordinateur qui change de forme au robot qui grimpe enfin les escaliers, en passant par l’automatisation totale de nos jardins et l’arrivée de la conduite autonome, nous avons sélectionné pour vous les innovations qui nous ont le plus marqués. C’est un mélange de puissance brute, d’ingénierie audacieuse et parfois d’expériences un peu chaotiques, qui dessine les contours de notre quotidien de demain. Voici nous coups de cœur directement sur le terrain.

Intel bouscule les règles du jeu avec Panther Lake

Le coup de cœur de Guillaume Henri, chef du service Informatique
Au milieu du tourbillon d’annonces du CES, c’est l’architecture Panther Lake d’Intel qui a particulièrement retenu mon attention, et plus précisément sa partie graphique intégrée, l’Arc B390. Pour vous situer l’enjeu, on parle ici d’une puce logée directement dans le processeur, capable de rivaliser sans complexe avec des cartes graphiques dédiées comme la Nvidia RTX 4050, tout en consommant bien moins d’énergie.

Panther Lake

J’ai passé 1 h 30 min à jouer sur PC portable Intel Panther Lake sans carte graphique dédiée, vous n’êtes pas prêt !

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Ce qui m’a bluffé, ce n’est pas seulement la puissance brute — qui affiche des scores presque doublés par rapport à la concurrence directe d’AMD —, mais l’arsenal technologique qui l’accompagne. Intel dégaine le XeSS3 (pendant du DLSS) et surtout la Multi Frame Generation, une technique qui “injecte” des images créées par IA pour fluidifier spectaculairement le jeu.

En clair, on arrive à faire tourner des titres ultra-gourmands comme Cyberpunk 2077 avec une fluidité qu’on ne pensait pas atteindre sans un gros PC portable gaming. Pour moi, c’est un vrai tournant : Intel rend potentiellement obsolètes les cartes graphiques d’entrée de gamme, promettant des ordinateurs plus fins, plus autonomes, et enfin capables de jouer sérieusement. J’ai hâte de confirmer cela lors de nos tests en conditions réelles, loin des graphiques marketing.

Lenovo Legion Pro Rollable, l’écran qui ne connaît plus de limites

Le coup de cœur de Raphaël Benteo, chef du service TV
C’est sans doute la prouesse technique la plus “waouh” que j’ai croisée dans les allées du salon : un PC portable qui s’élargit sous vos yeux. Avec le Legion Pro Rollable, Lenovo s’attaque au plus gros point faible des joueurs nomades, à savoir la taille de l’écran. On commence par un format classique de 16 pouces, idéal pour le transport, et d’une simple pression le châssis s’étire horizontalement pour transformer la dalle Oled en un moniteur de 24 pouces.

Lenovo Legion Pro Rollable,

Lenovo Legion Pro Rollable.

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Le concept est fascinant, car on passe d’un usage standard à une véritable station de combat “Arena” sans avoir besoin d’un moniteur externe encombrant. Sous le capot, Lenovo a mis le paquet avec un processeur Intel Core Ultra 9 et la toute nouvelle RTX 5090 de Nvidia. Alors, certes, ce n’est encore qu’un prototype — les moteurs de déploiement font un peu de bruit et le logiciel doit apprendre à ajuster la définition de l’image en temps réel —, mais la vision est là. C’est le genre d’objet qui prouve que le PC portable peut encore se réinventer radicalement. Si Lenovo parvient à gommer les défauts de jeunesse de ce mécanisme, on tient peut-être là le futur du gaming mobile.

Roborock Saros Rover, le robot qui ne craint plus les marches

Le coup de cœur de Marie, rédactrice en chef
Le Saros Rover de Roborock prépare son Everest : l’escalier. On ne parle plus ici d’un simple robot qui glisse sur le sol, mais d’un engin au design presque organique, doté de “jambes” articulées. Mes camarades ont pu le voir à l’œuvre sur le salon, et c’est fascinant : il déploie ses membres pour se hisser marche après marche avec une stabilité déconcertante, un peu comme un gyropode qui aurait appris à grimper.

Roborock Saros Rover

Roborock Saros Rover.

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Le concept sort de l’ordinaire, car il règle enfin le problème des maisons à étages et la réalisation me paraît viable. Le Saros Rover ne se contente pas de franchir l’obstacle pour aller travailler ailleurs, il nettoie activement chaque marche au passage. Prototype oblige, l’ovni prend son temps pour monter et le logiciel doit encore être peaufiné, mais la démonstration technologique est bien réelle. Et c’est exactement ce qu’on a envie de voir au CES. Pour quiconque a déjà dû porter son robot d’un étage à l’autre, cette promesse d’autonomie totale change absolument tout !

Zoox : j’ai testé le futur de la ville (et c’est un sacré bazar)

Le coup de cœur de Bastien et Karl, journaliste vidéo et son réalisateur
Avons-nous patienté plus d’une heure avant d’avoir un taxi parce que tous les techos du CES ont voulu tester le dispositif ? Oui. Le taxi en question a-t-il mis autant de temps à nous amener à destination qu’en y allant à pied ? Oui encore. S’est-on fait klaxonner pendant 75 % du trajet ? Oui enfin. Pourtant, je ne regrette absolument pas d’être monté dans un Zoox, ce robot-taxi sans conducteur qui circule depuis septembre dernier sur le Strip de Las Vegas.

Zoox

Robot-taxi Zoox.

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La conception du véhicule, symétrique et bardé de capteurs en tous genres, est absolument fascinante et donne vraiment l’impression de se rapprocher de certaines œuvres de science-fiction, en particulier les voitures futuristes de Minority Report. Mon meilleur conseil pour que cela devienne vraiment incontournable ? Virer toutes les voitures conduites par des humains et laisser les Zoox faire leur travail.

La fin des corvées de piscine grâce au Mammotion Spino S1 Pro et au Beatbot Aquasense X

Le coup de cœur de Guillaume Bonvoisin, journaliste Maison
Si vous possédez une piscine, vous connaissez ce moment agaçant où il faut pêcher un robot de 10 kg au fond de l’eau parce que sa batterie est vide, ou passer de longues minutes à rincer des filtres encrassés. Au CES 2026, j’ai vu deux machines qui vont enfin nous libérer de ces rituels.

D’un côté, le Mammotion Spino S1 Pro m’a bluffé par son audace, car il est capable de sortir de l’eau tout seul ! Grâce à un bras robotisé et son système AutoShoreCharge, il s’extrait du bassin pour aller se brancher sur sa borne comme un grand. C’est fluide, c’est malin et ça évite de se casser le dos après chaque nettoyage.

Mammotion Spino S1 Pro

Mammotion Spino S1 Pro.

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De l’autre côté, Beatbot et son Aquasense X s’attaquent à la partie la moins gratifiante : l’entretien du robot lui-même. Sa station AstroRinse est une petite révolution, sachant qu’elle rince le filtre à haute pression et vide les débris dans un sac hermétique sans que vous n’ayez à vous salir les mains. Certes, le prix de ce majordome aquatique pique un peu (plus de 4000 €), mais l’intégration de l’IA pour détecter les saletés et cette autonomie totale marquent un vrai tournant. On n’est plus seulement sur des robots qui nettoient, mais sur des systèmes qui s’oublient totalement au bord du bassin. Pour moi, c’est le luxe ultime : profiter de l’eau sans jamais penser à la technique.

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