« Avant cette nouvelle panne, je sortais tous les jours pour acheter mon pain, faire mes courses… mais là, j’avais l’impression d’être en prison ! » Alexandre Taillard, 49 ans, emmuré depuis le 18 décembre dernier dans son appartement situé au 3e étage, va pouvoir retrouver son autonomie et sa liberté. Tout comme sept autres résidents atteints de handicaps, domiciliés dans cet immeuble OMh de six étages sis au 14, rue Charles-III à Nancy.
À l’arrêt un mois durant l’été 2024
Condamné à se déplacer en fauteuil roulant électrique depuis une intervention chirurgicale cérébrale qui s’est mal passée, le quadragénaire se réjouissait, vendredi 9 janvier, du dépannage de l’ascenseur. Mais hésitait encore à le prendre dans l’immédiat. « Je vais laisser passer 24 heures, observer, écouter les éventuels bruits suspects et voir si la réparation tient… », lâche-t-il, craignant une nouvelle avarie.
Car ce n’est pas la première fois que la machine plante pour une durée indéterminée. À l’arrêt le 6 août 2024, l’ascenseur, dont la maintenance était déjà assurée par la société TK Elevator (TKE) pour le compte de l’OMh, n’avait été remis en service que le 4 septembre ! Jusqu’à ce que la pièce défaillante commandée en Angleterre, faute de stock, arrive à Nancy.
Un stock de pièces à créer
En charge de la direction clients à l’OMh, Justinien Picard annonce qu’une réunion doit se tenir la semaine prochaine avec l’ascensoriste TKE afin qu’il dispose à l’avenir d’un stock permettant un dépannage dans des délais beaucoup plus restreints dès lors que l’immeuble héberge un public sensible. Quatre bâtiments sont concernés sur le parc OMh.
« Nous allons exiger de la société TKE qu’elle ait du stock, au moins sur les organes principaux nécessitant un délai important d’approvisionnement. Nous avions déjà fait cette demande mais TKE n’a pas suivi en raison du coût. Cette fois, nous sommes prêts à assumer l’achat de ces pièces pour quelque 20 000 € concernant le 14, Charles-III », annonce Justinien Picard.
« Durant ces trois semaines d’indisponibilité, il y a eu huit interventions avec trois niveaux de pièces à changer. Nous avons pu faire réparer en France le variateur de fréquence – avec une garantie — car c’était l’option la plus rapide. Une pièce neuve est quant à elle attendue d’Angleterre. »