Les graines semées par la French Touch Academy depuis 2019 au Centre international de tennis du Cap d’Agde commencent à germer à l’international.

Verra-t-on ces prochaines années un joueur de tennis professionnel formé au Cap d’Agde intégrer le tableau d’un tournoi du Grand Chelem ? L’hypothèse peut paraître farfelue de prime abord, mais au rythme où vont les choses avec la French Touch Academy, il ne faudra pas forcément s’en étonner si cela arrive et l’on croise évidemment les doigts pour cela.

La structure implantée au sein du Centre international de tennis du Cap d’Agde, l’ancien club Pierre Barthes, retrouve en tout cas des couleurs au plus haut niveau en ce début d’année 2026, avec le départ vers l’Australie de deux éléments prometteurs : la Sud-africaine Jahnie Zan Vyl, 16 ans, classée 99e à l’ITF, le classement mondial dans la catégorie junior, et Kaan Kosaner, 16 ans, originaire de Turquie, classé lui 70e chez les garçons. Un superbe voyage aux antipodes pour participer au tournoi junior de l’Open d’Australie, qui se déroulera pour ces jeunes gens du 24 janvier au 1er février.

Découvrir l’environnement d’un grand tournoi

« C’est une première pour notre académie et cela témoigne du développement de notre section “team élite”, dédiée aux jeunes talents et créée il y a deux ans. Ce voyage est une belle opportunité pour ces jeunes joueurs d’exposer leur potentiel sur la scène internationale », apprécie-t-on du côté de la French Touch. C’est Armand Rafalimana, entraîneur de cette section élite, qui les accompagnera durant cette semaine de tournoi.

Au CIT, un partenariat public privé réussi

On le répète souvent, mais c’est un fait : l’arrivée de Charles Auffray, fondateur de la “French” et son équipe au Cap d’Agde est l’exemple même d’un partenariat public privé réussi. Alors que la ville d’Agde a mis beaucoup d’argent dans la réfection des courts, la construction de pistes de padel et surtout la rénovation complète de la halle couverte, inaugurée en décembre 2021, la présence aujourd’hui de 70 joueurs de plusieurs nationalités au sein de l’académie est une vraie réussite. Qui plus est lorsque les résultats suivent. « La qualification de Jahnie et Kaan dans le tableau de l’Open d’Australie est pour nous une vraie fierté », se réjouit le manager général Anis Boufafa. « Quelque part, nous entrons aujourd’hui dans la cour des grands. »

 

En souhaitant que les deux représentants capagathois puissent passer plusieurs tours dans la compétition, Anis et toute l’équipe sportive qui encadre ces jeunes voient aussi ce long déplacement sous l’angle pédagogique. « Imaginez, ils vont faire 27 heures d’avion, vont devoir gérer le décalage horaire, la chaleur… C’est très formateur. Ils vont aussi pouvoir se familiariser avec l’organisation d’un grand tournoi et tout l’environnement qui entoure ces rendez-vous. »
Il y aura donc un peu de Cap d’Agde de l’autre côté du globe, un plaisir que l’on ne va pas bouder.

Le Centre international de tennis, un site historique

Le Centre international de tennis (CIT) fut d’abord le club de tennis Pierre Barthès, fondé en 1973 au Cap d’Agde par le champion français Pierre Barthès, pour en faire une structure d’envergure internationale. Il y parvient rapidement, grâce à son savoir-faire et son carnet d’adresses, attirant stagiaires, amateurs et pros autour de courts modernes bâti au cœur d’une pinède.

La notoriété du club est renforcée par l’organisation d’exhibitions prestigieuses : le Carré d’As, qui réunit des légendes comme Borg, Connors, Vilas, Noah ou McEnroe dans les arènes du Cap, et le Tournoi de la Femme, événement féminin majeur qui a fait venir Chris Evert, Martina Navratilova, Monica Seles ou Arantxa Sanchez, bien avant que la WTA ne structure son circuit. Après un pic de rayonnement dans les années 70 – 80, le club est repris par la ville d’Agde en 1996 et devient le Centre international de tennis.