RÉCIT – Les manifestations réclamant la chute du régime, émaillées d’appels au retour du fils en exil de l’ancien chah déchu, se multiplient à travers le pays.
« C’est une révolution ! » Écrasé par l’hyperinflation et la flambée du taux de change, Sorena (nom d’emprunt) est l’un des premiers à avoir baissé son rideau de fer, dimanche 28 décembre, alors que le dollar s’échangeait contre 1,47 million de rials – soit presque le double du taux pratiqué début 2025. « J’étais au travail quand j’ai soudain reçu un texto : le bazar des téléphones portables est en grève ! Sans hésiter, j’ai fermé ma boutique et j’ai rejoint les protestataires. Autour de moi, les collègues se passaient le mot à la hâte. Très vite, on s’est retrouvé dans la rue, et nous étions rapidement quelques centaines à crier : Mort à Khamenei ! », raconte le commerçant téhéranais de 36 ans, spécialisé dans la quincaillerie pour cuisines. Depuis, c’est tout un corps de métier qui est à l’arrêt : à Téhéran, mais aussi dans de nombreuses villes de province. Du jamais vu en 47 ans de République islamique : le bazar, traditionnellement conservateur…
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