Posted On 9 janvier 2026

« Des couleurs au sol pour sauver nos commerces, Oui, nous voulons des rues colorées — et nous l’assumons. Parce que la ville (…) est faite pour vivre, pour être habitée, pour être partagée. Oui Grenoble Laurence Ruffin.. » 

David Bodinier, un des acteurs du système des Rouge/Verts à Grenoble y va de son hymne en soutien à Laurence Ruffin pour qui en organisant des « animations » et en faisant « des couleurs au sol » partout dans la ville le commerce sera sauvé. À ce point de dogmatique et de déni de réalité on peut légitimement penser que de plus en plus de Grenoblois vont se poser des questions sur la Marie-Chantal perchée, totalement à coté de la plaque.


Piolle/Ruffin : ne rien changer de ce qui échoue. Source Hervé de Greuhnoble

D. BODINIER (Rouge/Verts) : LES CLIENTS VIVENT À PROXIMITÉ

D’ailleurs David Bodinier; développe la stratégie Ruffin, copier/coller de celle de Piolle : « Voir la question du commerce grenoblois à travers le prisme du stationnement, c’est regarder la ville avec des œillères. C’est ignorer ce qui est pourtant documenté, mesuré, démontré. C’est voir la vie en gris. Les études montrent que la plupart des clients des commerces de centre-ville :vivent à proximité, viennent à pied ou en transports collectifs, et réclament avant tout des espaces apaisés, lisibles et agréables (et colorés!) ».

PARTOUT DANS LA VILLE LES COMMERCES DISPARAISSENT 

Les « études » des Rouge/Verts sont toujours citées sans source. Mais à Grenoble les habitants voient bien la perte de services qu’engendre la suppression totale du stationnement. Les commerces de bouche sont remplacées par des terrasses de bar, les professions libérales (médecins, kiné, infirmiers…) quittent le centre ville pour demeurer accessibles.

La marché Sainte-Claire a perdu 50 % de son chiffre d’affaires depuis la fermeture totale. 

PLACE DE METZ/STRASBOURG  : DÉJÀ MOINS 20 % DE CHIFFRE D’AFFAIRES

La majorité municipale sait tout cela. Par exemple la suppression du stationnement place de Metz a engendré une baisse de 20 % de chiffre d’affaires. Voici une rue qui établit que la thèse Bodinier/Ruffin est un faux grossier : le haut niveau de commerces et de services (tapissier, cordonnier, esthétique, fleuristes…) ne pourrait pas être maintenu sans le passage de la clientèle extérieure. La rue ne vivrait pas avec les seuls clients de proximité qui viennent à pieds ou en transports collectifs. 


Rue de Strasbourg, que la municipalité par la voix d’Alan Confesson, colistier de L.Ruffin, veut tuer aussi : le bon exemple qui prouve que seule une mixité d’accès permet de conserver un haut niveau de commerces et de services

LIEUX DE TRAFICS, COMMERCE QUI FERME

« Oui aux rues colorées, Oui à des espaces publics apaisés, Oui à une ville qui invite à rester, à flâner » lance David Bodinier dans le cadre de la com’ de Laurence Ruffin sur le « Oui ».  Sauf que nombre d’espaces soit disant libérés deviennent des lieux de trafics et pour drogués qui font fermer les commerces comme c’est le cas rue Billerey avec le seul commerce existant qui s’expatrie à St-Martin d’Hères, sur une voie accessible…

ILS ONT CRÉÉ ET DÉVELOPPÉ TOUS LES GRANDS CENTRES COMMERCIAUX

Une Laurence Ruffin et un David Bodinier qui font semblant de condamner « le modèle des grands centres commerciaux périphériques, de la dépendance à la voiture » pendant que le centre commercial Neyrpic et ses 500 places de stationnement gratuit aura été créé pendant leur mandat, tout comme l’extension de 5000 m2 de Grand Place décidée directement par la municipalité Rouge/Verts. Avec son parking gratuit !  Un centre commercial dont la municipalité Dubedout est à l’origine. Ils osent tout, c’est bien à ça qu’on les reconnait. 

L. RUFFIN NE VEUT RIEN MODIFIER D’UNE POLITIQUE QUI ÉCHOUE

Avec 12 % de taux de vacance commerciale Grenoble est en tête des grandes villes. Non ce n’est pas « partout pareil ». Nantes, ville comparable, est à 5,8%. Ce qui frappe dans la montée au créneau du noyau dur des Rouge/verts c’est qu’il annonce clairement qu’ils ne feront rien : Laurence Ruffin ne modifiera même pas à la marge une politique qui échoue. En parlant de coloriage des rues elle voudrait masquer cet immobilisme coupable.


Au coeur de ville, rue Philis de la Charce et Félix Poulat, devant l’église St-Louis : « une ville qui invite à rester, à flâner » selon Laurence Ruffin et ses soutiens !


Pas mieux dans les quartiers sud….

PAS UN MOT SUR LA SÉCURITÉ ET LA PROPRETÉ

Oser ne pas dire un mot de la sécurité et de la propreté de la ville en parlant du soutien au commerce en dit plus long que tout. Ce sectarisme absolu qui refuse de traiter les questions clefs qui donne le goût – ou pas – de flâner en ville, permet de bien comprendre à qui et à quoi on a à faire. 

UN TAUX DE PAUVRETÉ QUI N’AIDE PAS LE COMMERCE

Bien entendu que le temps du tout voiture est derrière nous. La plus longue voie piétonne d’Europe, l’avenue Alsace Lorraine, a été créée par la municipalité Carignon. En même temps que les parkings relais de la gare et Denfert-Rochereau. Sans mixité raisonnée, la ville est réservée à quelques uns, au même profil et se paupérise en même temps. La proportion de familles sous le seuil de bas revenus augmente, et Grenoble décroche de la moyenne avec 36% de familles concernées (contre 28% au niveau national et 23% en Isère). Une telle pauvreté n’aide pas le commerce. 

A. CARIGNON VEUT S’ATTAQUER À TOUS LES BOUTS

Avec « Réconcilier Grenoble » Alain Carignon propose un plan qui s’attaque à tous les bouts : sécurité, propreté, accès, stationnement, pauvreté, valeur des biens. L’avantage de la sortie du bois des fidèles Piollistes  – Emmanuel Bodinier était le candidat préféré de Piolle pour les législatives – est qu’elle met à nu Laurence Ruffin. 

LE CLAN PIOLLE VEUT-IL FAIRE PAYER LAURENCE RUFFIN ?

En choisissant de mettre toute la lumière sur le vide et le ridicule de ses propositions, leur parfaite continuité de méthode et avec la politique désastreuse conduite jusque-là, la question peut se poser de savoir si les Piollistes veulent vraiment l’aider ou lui faire payer de cacher son mentor, de le refuser sur sa liste ? 

Quelles que soient les hypothèses, au moins, son « programme » est sur la table et pas beau à voir. Puissent tous ceux qui veulent renouer avec la beauté et l’attractivité de la ville en tirer les conséquences.