Les Dacquois l’ont emporté 20-14 face à des Agenais qui ont manqué leur début de rencontre. Un beau succès qui permet aux Landais de sortir provisoirement de la zone rouge du championnat.

Sous une pluie puissante, Dax s’imposait face à Agen au terme d’un combat âpre, tendu et longtemps indécis. Les Landais arrachaient une victoire précieuse, construite dans la douleur, mais ô combien importante dans leur quête de remontée au classement.

Dès l’entame, les Dacquois imposaient leur rythme. Plus agressifs, plus justes dans l’occupation, ils mettaient rapidement le SUA sous pression. Après une récupération haute et une première offensive bien menée, Barrère résistait au plaquage avant de servir Hiriart-Urruty, qui ouvrait le score. Dax prenait confiance et poursuivait son entreprise, profitant aussi de l’indiscipline agenaise. Sur un ballon porté, la pression devenait trop forte et l’arbitre accordait un essai de pénalité, laissant Agen à quatorze. À ce moment-là, les Landais semblaient avoir pris le contrôle total de la rencontre.

Le retour du SUA

Pourtant, malgré cette domination initiale, Agen refusait de rompre. Poussé par un vent capricieux et aidé par quelques fautes dacquoises, le SUA finissait par trouver la faille avant la pause. Après plusieurs temps de jeu près de la ligne, Gayraud percutait, Willis écartait et Martins venait réduire l’écart. À la mi-temps, Dax menait toujours, mais voyait son avance fondre et le doute s’installer (14-7).

La seconde période débutait sous tension. Les Agenais revenaient avec de meilleures intentions et occupaient le camp landais. Dax souffrait, défendait beaucoup et cherchait surtout à casser le rythme. Les pénalités de Seguy puis de Cerisier permettaient néanmoins aux locaux de reprendre un peu d’air, sans jamais se mettre totalement à l’abri. Le jeu devenait plus haché, les contacts plus rudes et la nervosité gagnait les deux camps.

Maurice Boyau retenait son souffle

Dans le dernier quart d’heure, le scénario basculait presque. Agen multipliait les incursions et finissait par marquer un essai après un énorme travail de ses avants, Deligny venant conclure. Quelques minutes plus tard, une nouvelle poussée agenaise faisait trembler Maurice-Boyau. Dax résistait tant bien que mal, grattait des secondes précieuses et trouvait enfin une pénalité salvatrice pour s’éloigner du danger.

Lors des cinq dernières minutes, les Dacquois faisaient le dos rond, mais tenaient bon. Lorsque le coup de sifflet final retentissait, le soulagement était immense. Cette victoire, arrachée au courage plus qu’au panache, permettait à Dax de respirer et de se relancer. Dans la douleur, les Landais avaient retrouvé le goût du combat… et celui de la victoire.