Découvrez les critiques de notre sélection des films sortis en salles le mercredi 7 janvier.

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France Télévisions – Rédaction Culture

Publié le 10/01/2026 06:10

Temps de lecture : 5min

Tom Waits dans le film "Father Mother Sister Brother" de Jim Jarmusch, en salles le 7 janvier 2026. (LES FILMS DU LOSANGE)

Tom Waits dans le film « Father Mother Sister Brother » de Jim Jarmusch, en salles le 7 janvier 2026. (LES FILMS DU LOSANGE)

La famille selon Jim Jarmush, une colonie de vacances comme observatoire de la jeunesse, un western italien qui bouscule les codes du genre, un documentaire sur ces enfants héros et migrants et une fresque historique et féminine à travers l’Allemagne du XXe siècle… Voici le programme des sorties du mercredi 7 janvier. Retrouvez ici toutes nos critiques cinémas de la semaine sur franceinfo Culture.

« Father Mother Sister Brother » : Jim Jarmusch offre une variation tendre et élégante sur les paradoxes de la famille

Six ans après The Dead Don’t Die, un film de zombies avec Iggy Pop, Jim Jarmusch est de retour dans un registre plus réaliste avec un film à sketches sur la famille. Le réalisateur américain a confié fin décembre avoir l’intention de déposer une demande pour obtenir la nationalité française. « Je voudrais avoir un autre endroit où je puisse m’évader des États-Unis », a-t-il déclaré dans une interview à France Inter. Lion d’or de la 82e édition de la Mostra de Venise, dans Father Mother Sister Brother, Jim Jarmush raconte en trois chapitres parfaitement ficelés et parvient à peindre avec délicatesse et humour la famille. En quelques scènes quasi en huis clos pour chaque histoire, il dessine les non-dits, les mensonges tacitement acceptés, la place que chacun a pu occuper dans la famille, dans la fratrie, suggère ce qui a été transmis, reçu ou rejeté.

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« Pile ou Face » réécrit le mythe du cow-boy et de la demoiselle en détresse dans un western lumineux

Le héros viril et solitaire dans une nature sauvage, le bon face au truand, le sens de la justice… Chez les auteurs et réalisateurs italiens Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis, on prend les codes du western pour les tordre, les questionner, eux et leurs imaginaires. Les mythes sont déconstruits : le western devient un outil pour parler des marginaux, des exclus qui fuient une société faite d’injustices et de violence.

Leur film Pile ou Face, présenté au Festival de Cannes 2025 (Un certain regard) est leur troisième collaboration et s’attaque à une figure devenue légende : Buffalo Bill, le cow-boy originel.

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« Ma frère » : un film comme une ode à l’enfance, à la sororité et à la joie pour commencer l’année en douceur

En 2006, Éric Toledano et Olivier Nakache écrivaient Nos jours heureux, film de colonie de vacances devenu culte, notamment pour toute une génération d’animateurs. Dix ans plus tard, c’est à nouveau un duo d’amies qui explore ce moment si précis et précieux de la jeunesse. Lise Akoka et Romane Gueret ont pour sujets de prédilection l’enfance et l’adolescence, qu’elles filmaient déjà dans Les Pires. Elles s’attachent à capter ces frontières floues, parfois si difficiles à franchir, qui marquent les étapes de la vie. Dans Ma frère, rien ne reflète mieux les errances de Shaï et Djeneba que la flottille de gamins qui papillonnent autour d’elles. C’est auprès d’eux qu’elles s’élèvent, apprennent, et parviennent à trancher les choix cruciaux qui les attendent.

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« Tout va bien », un documentaire de Thomas Ellis ou la force de ces adolescents partis d’Afrique pour réaliser leurs rêves

Aminata Sylla avait 14 ans quand elle a fui la Guinée pour trouver sa liberté de femme. Junior Tano est arrivé en France après un long et dangereux périple depuis la Côte d’Ivoire. Khalil Fellague a 16 ans, il est algérien, l’adolescent ne parle pas français mais sa détermination impressionne. Abdoulaye Cisse a 14 ans et son frère Tidiane Bane 16. Ils sont partis ensemble de la Côte d’Ivoire, ils ont traversé ensemble la Mediterannéee et, à Marseille, ils font tout pour ne pas être séparés. De ce voyage sans retour, ils ne diront rien, mais tous les cinq sont là au téléphone pour rassurer leurs parents restés en Afrique par ce « tout va bien ». « On parlait de ces enfants comme d’un problème, certains hommes et femmes politiques les qualifiaient de délinquants, de filles et garçons dangereux », dit Thomas Ellis, le réalisateur.

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« Les Échos du passé » : un film puissant et poétique de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski sur la condition féminine

Quelque part dans la campagne du nord de l’Allemagne, une grande ferme voit grandir quatre filles : Alma, Erika, Angelika et Lenka. Quatre filles de quatre générations et époques différentes. Alma est une petite fille curieuse qui observe attentivement les adultes. Elle est celle avec qui tout commence.

Début du XXe siècle. Le temps d’Alma est celui de l’éclairage à la bougie, des crucifix et des morts, que l’on accompagne avec des rituels plus ou moins morbides. Alma porte le prénom d’une de ses sœurs aînées disparue prématurément, comme beaucoup d’enfants de cette époque. Elle observe les adultes, leur brutalité, le silence qui entoure la violence, et la manière dont le corps des femmes est mis à disposition ou vendu aux hommes.

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