Une appli de plus dans l’univers de la sécurité personnelle et de la géolocalisation ? Pas tout à fait. Du moins pour Charline Petit, étudiante en dernière année d’étude de développement informatique à Epitech Nancy, son projet, sur lequel elle travaille depuis un an et demi, doit faire avancer la cause.

Saluée avec le prix coup de Coeur 2025 lors du challenge national des 15 écoles Epitech, son application “ Safehelp ” s’adresse à tous les publics et pas uniquement féminin. « On peut très bien imaginer qu’un enfant adopte l’application pour ces trajets quotidiens afin de rassurer ses parents. Bien sûr les femmes sont beaucoup plus exposées à cette insécurité, mais cela reste aussi l’affaire de tous. Je ne compte pas le nombre de fois, moi ou des amis, nous rentrons chez nous en conversation “facetime” pour nous assurer que tout va bien sur le trajet. On n’a pas tous un ami pour nous raccompagner. Donc je me suis appuyée sur cette réalité pour mon objet d’étude ».

A ce détail près qu’au prix d’heures et nuits de codages, mais aussi de recherche de solutions informatiques, Charline et ses deux collaborateurs d’Epitech Lille et Strasbourg, ont poussé le bouchon au-delà des attentes de l’école avec la mise en service de l’application : « On a reçu la dernière validation de notre application, pour iOS qui était plus compliqué à mettre en œuvre, le 24 décembre. C’est un peu notre cadeau de Noël ». Autrement dit, l’application est à présent accessible gratuitement sur tous les smartphones.

Comment ça marche ?

Dans l’esprit de Charline Petit, il fallait un outil facile d’utilisation, paramétrable à souhait. Ainsi est née une première version. « On mentionne son trajet sur l’application, relié à googlemap, ainsi que nos contacts avec qui on veut la partager. Si l’on change de trajet, que l’on reste immobile sur le trajet sans que l’utilisateur ne l’ai mentionné, les contacts sont alors notifiés et informés. Si l’utilisateur actionne le SOS, le téléphone prend instantanément et automatiquement des photos et informe les contacts. Cela peut permettre une identification plutôt qu’une plainte contre X » rappelle l’étudiante.

À présent, Charline aimerait développer de nouvelles options, comme une alerte en cas du choc ou chute du téléphone, mais surtout faire connaître ce nouvel outil qui pourrait aussi satisfaire des parents soucieux des déplacements de leurs enfants. Des incubateurs suivent de près le projet amené à se développer en start-up. Pour l’heure, Charline Petit aimerait faire connaître son application : « Je pense à la Maison des Femmes ou BlablaRun  ». L’appel est lancé.