Par
William Lacaille
Publié le
9 janv. 2026 à 16h54
Cinq ans après son arrêt, la liaison TGV entre Mulhouse et Lille revient dans le débat. D’après L’Alsace, la ligne, suspendue en 2020 faute de rentabilité, pourrait faire l’objet d’un nouvel examen au plus haut niveau de la SNCF. Voici ce que l’on sait sur le potentiel projet du retour de la ligne.
Une ligne interrompue, une hypothèse relancée
En déplacement à Dijon ce jeudi 8 janvier 2026, Jean Castex, nouveau PDG du groupe, a indiqué qu’il allait se pencher sur la question, selon les propos rapportés par nos confrères, qui s’appuie sur une déclaration faite à nos confrères du Bien Public.
Lors de cette visite à Dijon, Jean Castex a fait savoir, toujours selon L’Alsace, qu’il allait étudier le potentiel rétablissement de la liaison « avec beaucoup d’attention ». Une prise de parole qui ne vaut pas annonce de retour immédiat, mais qui marque, à ce stade, une ouverture à l’idée.
D’après L’Alsace, le dirigeant a ainsi expliqué : « Sur le principe, l’idée [de rétablir cette ligne], je la comprends. Après, il faut voir comment on peut la mettre en œuvre. » La formulation, rapportée par le journal, souligne qu’une éventuelle remise en service dépendrait des conditions concrètes de mise en place.
Des arrêts stratégiques sur l’axe
Selon L’Alsace, la liaison Mulhouse-Lille ne se limitait pas à un simple trajet d’un bout à l’autre de la France : elle desservait aussi Dijon, Marne-la-Vallée – Disneyland et l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Autrement dit, un itinéraire combinant desserte régionale et accès à des pôles majeurs, à la fois touristiques et aéroportuaires.
Toujours d’après le journal alsacien, Jean Castex a également relié ce dossier à la question de la concurrence ferroviaire. Il a notamment déclaré : « Si les concurrents de la SNCF ne vont que sur les lignes rentables […], ce n’est pas équitable. »
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Une remarque qui, telle que rapportée par L’Alsace, laisse entendre que l’équilibre économique des dessertes et la répartition des lignes entre opérateurs pèsent dans la réflexion autour d’une liaison jugée insuffisamment rentable lors de sa suspension en 2020.
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