Trois anciens candidats du programme de télé-réalité « Love is blind » en France, diffusé par Netflix, ont saisi les prud’hommes en dénonçant des « traitements inhumains et dégradants » lors du tournage. L’émission, adaptée en France sous le titre « Pour le meilleur et à l’aveugle » est présentée par la superstar du judo Teddy Riner et sa compagne Luthna Plocus.

Ils ont participé à l’émission de télé-réalité « Love Is Blind » en France et signalent des « traitements inhumains et dégradants » lors du tournage. Trois ex-candidats de ce programme diffusé par Netflix ont saisi les prud’hommes, a-t-on appris vendredi auprès de leur avocate, Delphine Meillet.

Ils réclament chacun 200 000 euros de « réparation » conjointement à la plateforme de vidéo à la demande et à la société de production ITV Studios France, selon leurs recours révélés par Le Monde et consultés par l’AFP.

Ils y pointent « un isolement total imposé par la production », « empêchant tout contact avec le monde extérieur ou les autres participants ». Leur « liberté de mouvement » était également entravée « durant toute la durée du tournage », qui s’est déroulé pour sa première phase en Suède, car ils ne pouvaient sortir de leur hôtel et étaient accompagnés « en permanence d’un chaperon ».

Présenté par Teddy Riner et sa compagne

Adaptée en France sous le titre « Pour le meilleur et à l’aveugle » et présentée par la superstar du judo Teddy Riner et sa compagne Luthna Plocus, l’émission propose à 15 hommes et 15 femmes célibataires d’apprendre à se connaître et se séduire, jusqu’à se demander en mariage, tout en étant séparés par un mur.

À l’automne, « Love is blind France » figurait parmi les dix séries les plus regardées sur Netflix.

Ce qu’ils réclament

Les trois candidats ont saisi le conseil de prud’hommes de Nanterre fin novembre dernier. Ils réclament également la requalification de leurs CDD successifs en CDI, et des indemnités en découlant pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».

Chacun avait signé trois contrats, pour 12 jours, et deux fois une journée. Leur rémunération s’élevait à 150 euros brut par jour.

Les conditions du tournage, fin 2024, ont eu « un impact important sur la santé physique et l’équilibre mental » des candidats, relève leur défense.

Un suivi psychologique était cependant proposé par la production, et le temps de travail limité par les contrats.

Interrogé par l’AFP, Netflix France a indiqué prendre connaissance des éléments du dossier. « Nous demandons à nos partenaires de production de respecter des standards éthiques rigoureux », a souligné une porte-parole de la plateforme.

De son côté, ITV Studios France n’avait pas réagi dans l’immédiat.