l’essentiel
Jean-Luc Moudenc se veut lui aussi le candidat du pouvoir d’achat. Sur ce terrain revendiqué par tous les candidats, pour ne rien céder à la gauche, il s’appuie sur les chiffres de son bilan.

Avec l’inflation, la crise de l’immobilier et les coupes budgétaires de l’État, le pouvoir d’achat n’est-il pas devenu la préoccupation n° 1 des Toulousains, comme de tous les Français ? C’est par ce thème que Jean-Luc Moudenc a choisi en ce début d’année de commencer à dévoiler son programme des municipales 2026. Preuve de sa volonté dans cette campagne de donner la priorité, dit-il, « aux classes populaires et moyennes ». Et de ne rien céder, sur le terrain du social, à la gauche quelle qu’elle soit.

Pour affirmer ses prérogatives sur ce sujet revendiqué par tous, le locataire du Capitole, avant les promesses, veut faire parler son bilan, qui fonde, avance-t-il, « la crédibilité » de son programme. D’où ce vendredi, lors d’un point presse dans le nouveau local de campagne, une longue énumération de chiffres pour parler sous.

3,40 € le repas seniors

Les impôts ? Ils sont stables depuis dix ans, souligne celui qui les a augmentés en 2014. Et cette stabilité, ajoutée à la suppression de la taxe d’habitation, voulue par l’État, a généré des économies pour les Toulousains : 491 € d’impôts locaux en moins chaque année pour un couple locataire avec deux enfants, entre 2014 et 2025. Les tarifs municipaux, qui, eux aussi, avaient été relevés en 2014, sont inchangés également depuis dix ans. C’est le cas de la cantine et des CLAE. « Les usagers ne supportent que 16 % du coût », a souligné Jean-Luc Moudenc en rappelant que la gratuité existe toujours « pour les familles précaires ».

Pour les aînés, les restos seniors, au nombre de vingt, proposent un repas à 3,40 € et cela « depuis 12 ans ». L’instauration de la mutuelle communale a permis à 5 700 retraités de s’inscrire dont 40 % n’avaient pas de mutuelle. L’entrée à la piscine est de 3,40 € également et le stationnement résident – autant de sujets d’attaque de la part de l’opposition – coûte 100 € l’année (avec abonnement Tisséo). Le maire a également vanté les dispositifs d’aide au logement : loyer dans le parc social, accession à la propriété, prêt aux étudiants…

L’eau, « la moins chère de France » lors de la signature du contrat en 2018, est aujourd’hui « la deuxième moins chère ». Et les tarifs des transports en commun, « votés à l’unanimité des élus de Tisséo », dont les socialistes, sont « parmi les moins chers de France ».

Le candidat a présenté ensuite ses engagements : stabilité des impôts, mutuelle communale étendue à tous, création d’une assurance habitation communale, instauration de groupements d’achat (comme pour les pièges à moustique) avec une labellisation d’installateurs de panneaux photovoltaïques.

Jean-Luc Moudenc, « candidat du pouvoir d’achat » ? Le slogan hérisse à gauche où, sans attendre la conférence de presse, socialistes et Insoumis ont déclenché un tir de barrage. Au conseil municipal, Vincent Gibert (PS) avait déjà rappelé les hausses de 2014. « Les nouveaux Toulousains nous disent que nous avons des tarifs extrêmement bas », réplique Marion Lalane-de-Laubadère en charge des écoles à la mairie.