
Des millions de contribuables vont percevoir un versement exceptionnel de 600 euros en moyenne. Mais pour certains il s’agit d’une erreur qu’ils devront rembourser aux impôts.
Les impôts sont souvent synonymes de prélèvements et de taxes. Pourtant, le fisc ne fait pas que prendre de l’argent aux Français, il en donne aussi parfois. Et pas qu’un peu ! Dans les prochains jours, plus de 9 millions de Français vont ainsi recevoir un message de la Direction générale des Finances publiques (DGFIP). Certains recevront un mail, tandis que d’autres découvriront une enveloppe glissée dans leur boite aux lettres.
Cette communication de l’administration fiscale annonce l’arrivée imminente d’un virement sur le compte en banque de 9 millions de personnes. Ce versement apparaîtra à partir du jeudi 15 janvier 2026 sur le relevé de compte ou sur l’application bancaire de millions de contribuables. Cette transaction portera le libellé suivant : « DGFIP – AVANCE CREDIMPOT ».
Si la DGFIP indique qu’elle va verser en moyenne 600 euros à chaque ménage concerné, en y regardant de plus près on s’aperçoit que certains foyers toucheront plus de 2 000 euros. Les foyers éligibles à ce versement sont ceux ayant effectué des dépenses particulières au cours de l’année 2024. Ces dépenses, qui ont été mentionnées par les contribuables dans leur déclaration de revenus de 2025, permettent de profiter d’un crédit d’impôt.

Parmi les dépenses qui donnent droit à un crédit d’impôt, on trouve notamment l’embauche d’un employé à domicile comme un jardinier, une femme de ménage ou un assistant de vie pour les personnes âgées. Il y a également les dépenses liées à la garde d’un ou plusieurs enfants : emploi d’une nounou, d’une assistante maternelle, les frais d’inscription dans une crèche, etc. Enfin, le coût d’une place dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ainsi que certains investissements immobiliers donnent également droit à des crédits d’impôts.
Le système des crédits d’impôt repose sur un mécanisme simple : lorsqu’un contribuable réalise des dépenses (éligibles au crédit d’impôt), il peut déduire de son impôt sur le revenu 50% de la somme qu’il a déboursée. Cela permet de réduire le montant de l’impôt à payer, voire d’obtenir un remboursement de la part du fisc si le ménage est peu ou pas imposable. Par exemple, un couple qui a payé 5 000 euros pour placer un enfant à la crèche en 2024 peut profiter d’un crédit d’impôt de 2 500 euros en 2025.
Afin d’éviter que les contribuables n’attendent trop longtemps avant de bénéficier de leur avantage fiscal, l’État verse chaque année, en janvier, une « avance » correspondant à 60% du montant du crédit d’impôt. En clair, notre couple pris en exemple touchera, le 15 janvier prochain, une avance de crédit d’impôt de 1 500 euros. Ce couple empochera les 1 000 euros de crédit d’impôt restant une fois qu’il aura rendu sa déclaration de revenus 2026, dans laquelle seront indiqués ses revenus et ses dépenses de 2025.
Cependant, parmi les 9 millions de contribuables qui vont percevoir un virement du fisc en janvier, certains devront restituer cette somme. C’est le cas de tous les contribuables qui n’ont pas effectué de dépenses éligibles au crédit d’impôt en 2025. Concrètement, si l’enfant de notre couple n’était plus inscrit à la crèche l’an dernier, alors les parents devront rembourser les 1 500 euros qu’ils vont toucher le 15 janvier prochain.
Et cela vaut pour toutes les dépenses éligibles au crédit d’impôt. Ainsi, les contribuables qui embauchaient une nounou, une femme de ménage ou un jardinier en 2024 mais plus en 2025 vont devoir rembourser l’avance que le fisc leur versera en janvier. Le remboursement de cette somme indûment perçue interviendra en septembre 2026, période durant laquelle les Français règlent habituellement leurs impôts.