Publié le
9 janv. 2026 à 23h28
Le dernier conseil municipal de Haute-Goulaine a principalement été consacré au vote du budget 2026 de la commune. Les éléments ont été présentés par Suzanne Desforges, adjointe aux finances. Compte tenu des élections municipales et du contexte national, cet exercice est rempli d’incertitude.
Selon les prévisions, ce budget s’établit à 9,8 millions d’euros qui se répartissent en 7,3 millions d’euros pour le fonctionnement et 2,5 millions d’euros pour l’investissement (dont 1 475 890 € pour les nouveaux équipements). Les dépenses réelles de fonctionnement s’élèvent à 6,1 millions d’euros. Elles se répartissent entre 2,8 millions d’euros de charges de personnels communaux, les indemnités des élus et le coût des formations ; 1,2 million d’euros pour les services à la population (enfance et jeunesse, restauration scolaire, CCAS, solidarités), 307 190 € pour le fonctionnement des services généraux et de la police municipale, 86 213 € pour la culture/animation, 69 804 € pour la vie associative (dont les subventions).
Les charges de personnel concernent 47 postes d’agents équivalent temps plein (48 en 2019). Pour financer tout ça, les impôts et taxes permettront de collecter 5,2 millions d’euros. À noter qu’il n’y aura pas d’augmentation des taux de la part de la municipalité :
Les bases augmenteront du seul fait de la loi de finances actuellement en discussion.
L’adjointe Suzanne Desforges
Les dotations et participations de l’État rapporteront 1,1 million d’euros tandis que les produits des services et divers (location de salles, restauration scolaire…) sont estimés à 586 000 euros.
Vidéos : en ce moment sur Actu1,4 million d’euros pour l’investissement
Un débat a été déclenché sur les tarifs municipaux de locations et loyers 2026 qui marquent une augmentation de 1 %.
Est-ce bien nécessaire pour Haute-Goulaine.
Philippe Tijou, du groupe minoritaire.
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Cette majoration qui prend en compte l’inflation est minime.
Suzanne Desforges
Oui mais la commune contribue ainsi à l’augmentation du coût de la vie.
L’élu d’opposition
S’agissant des subventions versées aux associations par la commune, elles sont accordées selon les critères habituels, en particulier le nombre d »adhérents.
J’observe que la subvention à la société de chasse Saint-Hubert est en nette augmentation par rapport à l’an passé, alors qu’il y a peu de Goulainais parmi ses membres, il me semble.
Philippe Tijou
Il lui a été répondu par le maire que :
les subventions ne sont pas toutes calculées selon le nombre d’adhérents, mais aussi selon le service rendu à la commune. C’est le cas de la Saint-Hubert qui organise des battues aux sangliers pour en limiter le nombre sur le territoire communal.
Les dépenses d’équipements au service de la population sont estimées à 1,4 million d’euros.
Pour ce budget de transition, il y a peu de nouveaux investissements. Il s’agit en fait de financer les grosses opérations engagées voire finalisées, comme les aménagements à la Surboisière, la salle Christine-Caron et surtout la crèche en construction, le tout pour 806 000 €.
Suzanne Desforges
Il est toutefois prévu 146 650 € pour le scolaire, petite enfance, enfance et jeunesse, 70 400 € pour les bâtiments l’accessibilité, les matériels et mobiliers, 60 000 € pour l’environnement et la transition écologique, 30 611 € pour l’urbanisme, 27 600 € pour la culture, l’animation et la vie associative, 25 000 € pour la voirie, les réseaux et la sécurité routière, 6 800 € pour les services généraux. Le reste, 282 000 €, concerne un traité de concession (participation de la commune contre remise d’ouvrages d’aménagements). Le budget primitif 2026 a été adopté par 18 voix pour, 8 contre et 1 abstention. En revanche, les subventions ont été votées à l’unanimité moins une abstention.
Une présentation « insincère »
Lors de la séance précédente, la cheffe de file de la minorité, Anne-Sophie Gstach-Morand, avait estimé que « les comptes étaient présentés sont insincères », notamment en ce qui concerne l’endettement réel de la commune.
Par exemple, on parle d’un fonds de soutien de l’État pour l’emprunt toxique contracté il y a près de 20 ans, qui va disparaître en 2028. Il n’en est pas fait état dans ce rapport. De même, il faut rappeler qu’en 2024, l’endettement réel de la commune est de 786 € par habitant, soit largement supérieur à la moyenne de la strate (624 €/habitant).
De son côté, Clément Leroy a exprimé son inquiétude, quant à la situation financière pour 2029-2030. Il a fait remarquer qu’il « va manquer 200 000 à 300 000 € de capacité d’autofinancement à la commune » alors que cette capacité était de 800 000 € en début de mandat.
Vous dites que c’est une projection, mais on peut se demander comment l’on pourra honorer ce que nous devrons payer l’annuité à LAD-SELA, à savoir environ 500 000 € pour le centre bourg. L’équipe à venir n’aura pas beaucoup de marge de manœuvre pour investir. Certes, la commune a investi, mais on en paiera le prix en 2029-2030.
Pour Fabrice Cuchot, « il n’y a aucune alerte ». Malgré les explications de Suzanne Desforges, Clément Leroy a assuré qu’il y aura « deux ans compliqués » pour l’équipe suivante.
Le fonds de soutien de l’État pour l’emprunt toxique gonfle artificiellement la santé financière de la commune jusqu’en 2029. Ensuite tout s’effondre. Comment la commune pourra-t-elle faire face à ses obligations sans autofinancement ?
Clément Leroy
S’agissant du programme d’investissement, l’adjointe aux finances a indiqué que l’année 2026 verra le renouvellement des équipes municipales.
Par conséquent, les crédits inscrits à l’occasion du budget prévisionnel 2026 seront affectés à des projets en cours ainsi que sur des enveloppes dédiées aux urgences/imprévus.
Suzanne Déforges
Les enveloppes disponibles pour de nouveaux projets seront volontairement limitées. De ce fait, tout nouveau projet d’investissement pourra être inscrit à l’occasion de la préparation du budget supplémentaire 2026.
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