L’Indonésie a annoncé ce samedi 10 janvier la suspension temporaire dans le pays de Grok, l’assistant d’intelligence artificielle de la plateforme X d’Elon Musk.

/ PHOTO MAXPP – Mojahid Mottakin

Ces images, réalisées en demandant à Grok de dénuder des personnes réelles à partir de ses photos ou vidéos, ont suscité des protestations à travers le monde.

« Afin de protéger les femmes, les enfants et le public contre les risques de faux contenus pornographiques générés à l’aide de la technologie d’intelligence artificielle, le gouvernement a temporairement bloqué l’accès à l’application Grok », a indiqué la ministre de la Communication et du Numérique, Meutya Hafid, dans un communiqué.

« Le gouvernement considère les pratiques de deepfake non consensuelles comme une violation grave des droits humains, de la dignité et de la sécurité des citoyens dans l’espace numérique », a souligné dans son communiqué, le ministère qui a convoqué des représentants de X afin d’obtenir des éclaircissements sur cette affaire.

Interpellé sur X par de nombreux utilisateurs scandalisés, Grok a répondu vendredi que la génération et l’édition d’images étaient « actuellement réservées aux abonnés payants ». « Vous pouvez vous abonner pour débloquer ces fonctionnalités », a-t-elle précisé.

Cette désactivation limitée a suscité l’indignation du Royaume-Uni, l’un des critiques les plus virulents d’Elon Musk.

Cette mesure « transforme simplement une fonctionnalité qui permet la création d’images illégales en un service premium », et constitue « une insulte aux victimes de misogynie et de violences sexuelles », a dénoncé un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer.

À Bruxelles, la Commission européenne a « pris note des dernières modifications » mais les a jugées insuffisantes.

« L’action de la France et de l’Europe paye : X restreint l’utilisation de Grok. C’est un premier pas, mais la lutte contre les dérives de l’IA doit se poursuivre », a écrit sur Bluesky Roland Lescure, ministre français de l’Économie.

M. Lescure a rappelé que la France avait « saisi la justice et continuera d’exiger des plateformes qu’elles respectent nos lois si elles veulent profiter de notre marché ».

Démarrez la conversation

Votre opinion compte pour nous. Rejoignez la communauté laprovence.com en réagissant sur l’article Grok accusé de deepfakes : ce pays bloque l’IA, l’Europe et le Royaume-Uni montent au créneau.